Nicolas Dupont-Aignan a rencontré Florian Philippot mais ne veut pas «mettre de l'huile sur le feu»

RENCONTRE Florian Philippot «a le profil», selon Nicolas Dupont-Aignan…

Manon Aublanc avec AFP

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Dupont-Aignan à l'Assemblée nationale en juin 2017

Dupont-Aignan à l'Assemblée nationale en juin 2017 — CHAMUSSY / WITT/SIPA

Nicolas Dupont-Aignan a rencontré jeudi l’ancien vice-président du Front national Florian Philippot, qui venait d’annoncer son départ du FN, mais souhaite ne pas « mettre de l’huile sur le feu » pour « laisser le temps au temps ». L’ancien vice-président du FN a été remplacé par David Rachline, a annoncé Marine Le Pen jeudi.

« Je l’ai vu. N’étant pas de cette famille politique, du Front national, j’ai la possibilité de parler à tout le monde. J’ai déjeuné avec Marine Le Pen (mercredi) et j’ai vu Florian Philippot aujourd’hui », a assuré le député de Debout la France sur RTL, confirmant une information de Closer.

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Parlant d’un « grand gâchis », il a assuré penser « aux militants et électeurs de cette famille politique ». « Je pense que beaucoup de gens se disent au moment où le pays va si mal, "pourquoi ces querelles de personnes" ? », a-t-il ajouté.

Dupont-Aignan veut laisser du temps à Philippot pour qu’il « digère son départ »

Oui, Florian « Philippot est un gaulliste mais laissons un peu de temps au temps », a-t-il ajouté, soucieux qu’il « digère son départ ». « Je pense que c’est douloureux pour lui comme pour Marine Le Pen », a-t-il estimé, se rappelant de son propre départ de l’UMP.

« Dans ces circonstances, tout se bouscule dans la tête, il faut revenir aux fondamentaux. Et les fondamentaux, à mon avis, et c’est le conseil que je donne à Marine Le Pen et à tout le monde, c’est d’additionner les talents, de ne pas les rejeter, c’est de préparer l’alternative », a-t-il analysé.

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Oui, Florian Philippot « a le profil », a-t-il poursuivi, « comme d’autres au Front national ou chez Les Républicains ou à Debout la France pour participer à ce que j’appelle "les amoureux de la France" c’est-à-dire à cette reconstruction politique fondamentale si on ne veut pas laisser la France à ce duo infernal Macron-Mélenchon ».

L’enjeu, pour l’ancien candidat à la présidentielle c’est « de bâtir un patriotisme humaniste qui permette un jour de gagner ». il a rappelé que «c’était le sens de (son) soutien de second tour sur un programme différent de celui du Front ».

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