Valérie Pécresse a affirmé samedi matin sur France Info qu"elle ne voyait "vraiment aucun risque peser sur la République" après la publication de l'"appel du 14 février pour une vigilance républicaine" signé par des personnalités de diverses sensibilités politiques. Ils s'inquiètent de la dérive vers la monarchie de la présidence de Nicolas Sarkozy.
"C'est scandaleux, assure la ministre de l'Enseignement supérieur, d'instrumentaliser la République pour masquer un vide d'idées et un manque de vision de la France au moment où le président de la République est en train de lancer un grand processus de réforme des institutions".
Dans cet appel publié par Marianne, l'ex-Premier ministre (UMP) Dominique de Villepin, Ségolène Royal (PS), François Bayrou (MoDem) ou l'ancien chef de cabinet du général de Gaulle, Pierre Lefranc, affirment notamment avoir "en commun un certain nombre de convictions et de valeurs", tout en réaffirmant "leur attachement au principe républicain".
L'UMP derrière son Président
Il s'est également gaussé d'une sorte de coalition des perdants liés par le seul anti-sarkozysme, stigmatisant "l'acharnement que mettent certains responsables politiques qui n'ont pas été élus par les Français, pas été choisis par les Français, à tenter de déstabiliser" celui qui les avait battus politiquement et dans les urnes il y a moins d'un an.
Yves Jego, porte-parole de l'UMP, renchérissait samedi sur Europe 1: "C'est une tentative de revanche, on veut abattre le chef de l'Etat pour reprendre d'une main ce que les électeurs ont choisi il y a neuf mois".
Réplique du député socialiste Jean-Christophe Cambadélis: "On peut discuter du casting de l'appel mais pas de son contenu. Le bilan moral, social, laïque de Sarkozy est hautement critiquable. Mais la droite sarkozyste en difficulté ne supporte pas la critique et rêve d'un Président intouchable".