Le projet de loi antiterroriste «ne s'attaque pas à l'origine du mal», estime Marine Le Pen

SECURITE Selon Marine Le Pen, «on a un comportement défensif à l’égard du terrorisme islamiste alors qu’on devrait avoir un comportement offensif»…

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen, présidente du FN et candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais, a voté le 11 juin 2017 à Hénin-Beaumont.

Marine Le Pen, présidente du FN et candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais, a voté le 11 juin 2017 à Hénin-Beaumont. — Denis Charlet / AFP

Le projet de loi antiterroriste qui vise à adapter au droit commun certaines mesures de l’état d’urgence, adopté mercredi en commission à l’ Assemblée nationale, « ne s’attaque pas à l’origine du mal », a jugé ce jeudi Marine Le Pen.

« Il ne s’attaque pas à l’origine du mal », a affirmé la présidente du Front national sur France 2. « Il faut s’attaquer à l’idéologie qu’est le fondamentalisme islamiste, les mosquées radicalisées, et tout cela n’est pas fait et n’est pas dans le projet du gouvernement ».

« On devrait avoir un comportement offensif »

Selon Marine Le Pen, « on a un comportement défensif à l’égard du terrorisme islamiste alors qu’on devrait avoir un comportement offensif ». « Il faut expulser les fichés S de notre territoire », « il faut déchoir de la nationalité ceux qui sont radicalisés », a-t-elle répété.

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« On ne se donne pas les moyens de se protéger, car les moyens, il faut avoir envie de les mettre en œuvre et il faut avoir un plan pour lutter contre le fondamentalisme islamiste et le terrorisme. Or le gouvernement n’a pas de plan », a encore déclaré Marine Le Pen.

Le projet de loi antiterroriste sera examiné dans l’hémicycle de l’Assemblée lors de la session extraordinaire à partir du 25 septembre.