Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé ce mardi matin que le gouvernement allait proposer d’ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes en 2018.

Sur le plateau de RMC/BFMTV, Marlène Schiappa a plusieurs fois estimé qu’il s’agissait d’une mesure de « justice sociale » permettant de mettre fin à une « forme de discrimination à l’égard des femmes lesbiennes et célibataires » et à « l’inégalité » entre celles qui ont les moyens financiers de recourir à des PMA à l’étranger et celles qui ne les ont pas. Avant de rappeler : « évidemment, le président tiendra son engagement d’ouvrir la PMA à toutes les femmes pendant le quinquennat ». 

« En termes de calendrier, nous serons sur l’année qui arrive, 2018, probablement avec les révisions de la loi bioéthique », a-t-elle précisé.

Promesse de campagne

Il s’agissait d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, alors candidat à l’Elysée. En avril, pendant la campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron avait indiqué, dans un courrier aux associations LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans), qu’il attendrait que le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) « ait rendu son avis (…), pour pouvoir construire un consensus le plus large possible », tout en se disant « favorable » à une loi ouvrant la PMA « aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires ».

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La PMA aujourd'hui réservée aux couples hétérosexuels

En juin, le CCNE a finalement rendu un avis favorable à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. « Le comité d’éthique a émis un avis favorable, il n’y a rien qui nous empêche de rendre la PMA légale pour toutes les femmes », a ajouté Marlène Schiappa sans vouloir « préjuger du débat parlementaire » qui suivra.

La PMA (appelée par les médecins AMP pour assistance médicale à la procréation), désigne l’ensemble des techniques médicales destinées à aider les couples infertiles à avoir un enfant, telles que la fécondation in vitro ou le don de sperme.

Pour l’heure, elle est exclusivement réservée aux couples hétérosexuels en âge de procréer et qui souffrent d’une infertilité médicalement constatée ou bien qui risquent de transmettre une maladie grave à leur enfant.