Il persiste et signe. Edouard Philippe a fait part samedi soir, au terme d’une réunion de crise à l’Elysée, de la « mobilisation totale de l’Etat » à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, évoquant des moyens supplémentaires, sans oublier de critiquer ceux qui « voudraient faire vivre telle ou telle polémique ».

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Face à un cyclone d'« une intensité jamais égalée » à l’origine d’un « bilan matériel et humain lourd » et « encore incertain », le Premier ministre a mis en avant les « très importants moyens d’ores et déjà sur place » et assuré de « la mobilisation totale de l’Etat ». « Des moyens continueront à être acheminés sur place », notamment avec « la décision d’augmenter le nombre de forces projetables sur les îles », a promis le Premier ministre.

« L’hôpital est lourdement endommagé »

« Tous ceux qui voudraient profiter de la gravité de la situation pour d’ores et déjà faire vivre telle ou telle polémique ne rendent service ni aux populations locales ni à l’ensemble des forces de secours et de l’ordre » qui œuvrent à « améliorer les conditions de vie et de survie », a lancé le chef du gouvernement. Une nouvelle réponse aux critiques de la présidente du FN Marine Le Pen visant le gouvernement pour sa gestion de la catastrophe. Outre les 410 gendarmes et 80 policiers notamment déjà sur place, trois escadrons de gendarmerie mobile, soit « 240 gendarmes supplémentaires », vont ainsi être déployés dans les deux îles, a-t-il déclaré. Deux seront « opérationnels lundi ».

Le dispositif sera complété rapidement par des moyens militaires avec la mobilisation de trois compagnies (infanterie de marine, parachutistes) en plus de celle déjà sur place, plus « un détachement du GIGN et un autre du GIPN », a-t-il détaillé.

Et, dans une situation sanitaire « délicate », « les personnes devant être évacuées en urgence l’ont été », sachant que « l’hôpital est lourdement endommagé » avec un seul bloc opératoire opérationnel, a noté Edouard Philippe.