Ambiance au Front national. Florian Philippot, vice-président critiqué au sein de son propre parti, a demandé mardi sur LCI à ses adversaires internes, à six mois d’un congrès du parti, de « bosser » plutôt que de « passer leur journée à déblatérer ».

Avec le lancement de son association « Les Patriotes » en mai, objet de critiques émanant même de Marine Le Pen, « il y a ni complot, ni conspiration » visant à chercher un chemin politique hors du FN : « Ce sont des résidus, chez certains, d’extrême droite, ils ont la théorie du complot dans la tête », a tancé l’eurodéputé.

« Moi je leur dis : "Bossez ! Pendant que vous travaillez, vous évitez de dire n’importe quoi, de délirer, ce sera beaucoup plus efficace », a encore dit Florian Philippot, dont la force de travail est souvent saluée en interne malgré les divergences idéologiques.

« Triste image »

Pour lui, les critiques à son encontre viennent de « ceux qui n’ont pas grand-chose à faire et passent leur journée à déblatérer sur le travail des autres ». Il estime que ce sont « toujours deux, trois » personnes, qu’il ne nomme pas, qui s’en prennent à lui.

« Si ces gens-là donnent le sentiment que le Front n’est pas capable de supporter l’existence d’une association loi 1901, et même l’existence d’un forum sur Internet [lancé dans le cadre de son association Les Patriotes], quelle triste image vous donnez de votre propre mouvement politique », a-t-il asséné.

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« Vous donnez l’image d’un parti qui se recroqueville, qui est incapable du débat démocratique, de la respiration démocratique nécessaire surtout en période de "refondation", et surtout d’écouter ce qui vient du terrain », a encore lancé Florian Philippot.

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« J’ai une crise par an »

Alors que le journaliste faisait un parallèle entre le lancement de son association Les Patriotes et celui du mouvement « En Marche » par Emmanuel Macron au printemps 2016, Florian Philippot a éludé : « On n’est pas à un an d’une élection présidentielle, on ne peut pas comparer les contextes. »

Le vice-président du FN a vanté le travail des membres de son association, travail qui selon lui « fait partie de la refondation » du parti voulue par Marine Le Pen. « Ceux qui font semblant de ne pas comprendre (…), je leur demande de se détendre. » Roule-t-il pour son propre compte ? « J’ai entendu ça depuis que je suis arrivé il y a six ans (…). J’ai une crise par an à peu près », a-t-il balayé.