REACTIONS - Alors que ses proches prennent sa défense, Nicolas Sarkozy admet des difficultés...
Nicolas Sarkozy plonge dans les sondages et ses proches courent à sa rescousse. Depuis la publication ce mardi de t
rois enquêtes d’opinions largement défavorables au président de la République, les réactions s’enchaînent. Jusqu’au Président lui-même, qui a réagi depuis la Guyane...
L’appel au calme de Sarkozy
Depuis la Guyane, Nicolas Sarkozy a réagi aux turbulences que traverse sa majorité. «J’appelle chacun au plus grand sang-froid et au plus grand calme, a déclaré le président de la République. Les Français nous ont élus pour que nous mettions en œuvre la politique sur laquelle je m’étais engagé, c’est ce que je fais et ce que je continuerai à faire. Je ne crois pas que la fébrilité amène quoi que ce soit à la solution des problèmes.»
Plus tôt dans la journée, ses proches avaient tenté d’éteindre les feux médiatiques.
Petite crise de jalousie
Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, met ce décrochage sur le compte «des problèmes personnels» que le président a «eu à gérer». «Il a dû consacrer un peu de temps à régler ces soucis et donc les Français ont eu le sentiment qu'il ne leur appartenait plus complètement», explique-t-il.
Impatience
Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, a estimé que «hormis des problèmes d’image» cette baisse de popularité était due à «une impatience» des Français face à «un discours extrêmement actif et réformiste et une attente d’effets de réformes qui tardent à venir sur l’amélioration du pouvoir d’achat».
Le vent de la steppe
François Fillon a lui réagi depuis Astana, la nouvelle capitale kazakhe, sur ces derniers sondages. Alors que la popularité du président chute, celle du Premier ministre grimpe. Pour François Fillon, «les sondages de popularité, ils vont, ils viennent. Le vent de la steppe les balaiera et ils repartiront aussi vite qu'ils sont venus». Le Premier ministre a ajouté: «Ce qui compte dans la démocratie, c'est les élections. Le reste ce sont des indications intéressantes mais tellement momentanées qu'il faut leur accorder le moins d'importance possible.»
A. N. avec agence