MUNICIPALES – La tête de liste UMP à Neuilly-sur-Seine et porte-parole de l'Elysée s’exprime devant la presse…
Au lendemain de son lâchage par ses colistiers, dont Jean Sarkozy, David Martinon a fait savoir lundi qu'il se retirait de la liste UMP à Neuilly-sur-Seine. Il s'est exprimé à la permanence de l'UMP de la commune, avenue du Roule.
Démission de l'Elysée?
«Les conditions ne sont plus réunies pour que je mène la campagne des municipales» a-t-il affirmé avant d’ajouter: «J'en tire toutes les conséquences et je me retire». «Merci à tous ceux, et ils sont nombreux, qui m'ont accompagné, qui m'ont aidé et qui se sont investis comme moi sans compter. Je ne vous oublierai jamais», a-t-il assuré.
Une décision saluée par Yves Jégo, porte-parole de l'UMP. David Martinon «n'a épargné ni son énergie ni ses forces, au cours des six derniers mois», a ajouté le porte-parole estimant que «c'est un geste très digne, à la hauteur de ce qu'il est, de l'intelligence qui est la sienne». «L'avenir lui en sera reconnaissant», a-t-il conclu.
David Martinon a également précisé qu'il avait proposé sa démission du poste de porte-parole de l'Elysée à Nicolas Sarkozy
«qui l'a refusée».
Sort scellé
Le sort de David Martinon semblait scellé. Plus tôt, Jean Sarkozy, Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard avaient annoncé, dans une lettre aux habitants de Neuilly-sur-Seine, qu'une «liste composée de Neuilléennes et de Neuilléens» sera présentée «dans les tout prochains jours».
«Guidés par le sens de nos responsabilités à votre égard, nous avons considéré, en notre âme et conscience, que nous devions vous proposer un large rassemblement, ouvert à toutes les sensibilités», ajoutent-ils.
Avec Fromentin?
Dimanche soir, en marge d'une réunion avec les militants, Arnaud Teullé avait annoncé que des contacts avaient été pris avec tous les candidats de droite, dont Jean-Christophe Fromantin, l'adversaire le plus dangereux pour l'UMP dans cette campagne municipale. Ce dernier, qui tiendra un meeting attendu à Neuilly mardi soir, a répondu qu'il ne s'inscrivait pas dans l'«idée d'une négociation» avec l'UMP.
La révélation samedi d'un sondage confidentiel créditant David Martinon de seulement «40% des voix» au 1er tour face à son adversaire de droite Christophe Fromentin (45%), avait mis le feu aux poudres.
DEBAT - Jean Sarkozy, futur président? Donnez-nous votre avis.
Sandrine Cochard