Assemblée nationale: Une ultime séance de débats fixée ce 9 août, les députés se languissent de partir en vacances

A QUAND LA QUILLE? Jean-Luc Mélenchon, leader de la gauche radicale, n’est pas le seul à se plaindre des rallonges imposées par le gouvernement...

G. N.

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Jean-Luc Mélenchon en train d'annuler sa location de vacances, après l'annonce de la prolongation des travaux parlementaires jusqu'au 9 août.

Jean-Luc Mélenchon en train d'annuler sa location de vacances, après l'annonce de la prolongation des travaux parlementaires jusqu'au 9 août. — AFP PHOTO / PHILIPPE LOPEZ

Sans surprise la première salve est partie de Jean-Luc Mélenchon. Sur Twitter le leader de La France Insoumise s’est exclamé : « L’Assemblée nationale convoquée le 9 août ! Le renouveau politique En Marche : voter la nuit se réunir en août. »

Les vacances retardées d'une semaine

En cause, l’annonce faite ce mardi en conférence de présidents de l’Assemblée de la tenue le 9 août d’une ultime séance de débats sur l’un des deux textes de moralisation politique. En effet, les députés n’ont pas réussi ce mardi à se mettre d’accord sur le projet de loi organique qui prévoit notamment la suppression de la réserve parlementaire.

L’exécutif a donc décidé de retarder les vacances des parlementaires d’une semaine pour faire adopter définitivement ce projet de loi emblématique du début du quinquennat.

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« On a tous annulé nos locations »

Les députés en ont d’autant plus gros qu’ils avaient reçu comme message initial du secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, et du président de l’Assemblée François de Rugy qu’ils arrêteraient le 3 août.

Et déjà le 28 juillet, note Le Lab, Jean-Luc Mélenchon avait maugréé dans une vidéo sur la longueur de cette séance extraordinaire. « Vous avez plage maintenant ? Vous avez de la chance. Moi, la séance va reprendre, affirmait-il. Encore jusqu’au 3 août, à moins qu’il leur prenne une nouvelle foucade ils décident de continuer à nous faire travailler. On a tous annulé nos locations. »

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« On fait subir à sa famille pas mal de contrecoups »

Mais le leader de la gauche radicale n’est pas le seul à se plaindre des rallonges imposées par le gouvernement. « On bosse 70-80 heures par semaine […] Quand on veut bien faire son boulot, il faut être en forme », a ainsi renchéri Philippe Gosselin (LR), et « on fait subir à sa famille pas mal de contrecoups ».

Même dans le parti de Macron, on râle. Pascale Boyer, députée novice de LREM, a confié sur Europe 1 : « Moi la première, je suis extrêmement fatiguée. » « Il n’y a aucun temps mort, a-t-elle ajouté. C’est un rythme effréné. » Allez, plus qu’une semaine avant les vacances !