Droits des femmes: La baisse du budget ne touchera pas les associations, martèle Marlène Schiappa

POLITIQUE La secrétaire d'Etat maintient que cette somme ne «baissera pas d'un euro» malgré les coupes budgétaires...

20 Minutes avec AFP

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La secrétaire d'Etat en charge de l'égalité hommes-femmes Marlène Schiappa / AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

La secrétaire d'Etat en charge de l'égalité hommes-femmes Marlène Schiappa / AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN — AFP

Qui, exactement, va devoir se serrer la ceinture? Le débat fait rage autour du budget consacré au droit des femmes. Après l'alerte de plusieurs associations relayée le week-end dernier dans le Journal du Dimanche sur une possible économie de 25%, la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a formellement démenti, dénonçant une «fake news». Mais dans son édition de jeudi, Le Monde en rajoute une couche. Selon le quotidien, un projet de décret prévoit bien une coupe de 7,5 millions d'euros –soit une baisse de 26%– dans le budget.

Il n'y a «aucun arbitrage budgétaire qui ait été rendu à ce jour concernant le secrétariat d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes», a assuré Marlène Schiappa lors de la présentation de sa feuille de route à la Délégation aux Droits des femmes du Sénat. «Tous les chiffres qui circulent sont soit des faux, soit ils sortent de notes internes qui n'ont pas été validées. Les subventions en direction des associations ne baissent pas d'un euro, elles sont maintenues», a-t-elle poursuivi, sans pour autant donner d'indication chiffrée.

«Baisse de frais structurels»

«La baisse de frais structurels, demandée à tous les ministères, ne sera pas répercutée sur les associations qui luttent contre les violences sexistes et sexuelles», a insisté la secrétaire d'Etat, assurant l'avoir «dit personnellement à chacune».

Ces derniers jours, elle avait expliqué à plusieurs médias, dont l'AFP, que ces baisses devaient concerner majoritairement les frais de fonctionnement du ministère, les notes de frais ou le recours à des prestataires.

Selon la promesse de campagne d'Emmanuel Macron, l'égalité entre les femmes et les hommes a été décrétée grande cause nationale du quinquennat. Marlène Schiappa a dit pouvoir compter sur «l'interministérialité» pour financer certaines actions. Selon elle, les services d'information du gouvernement prendrons par exemple en charge les actions liées à cette «grande cause» et l'Elysée financera un «Tour de France de l'égalité», organisé à l'automne 2017 pour «recueillir des témoignages de terrain et faire remonter au niveau national des bonnes pratiques».