VIDEO. Budget des armées: Macron et le général de Villiers «vont prendre une décision ensemble», annonce Castaner

BRAS DE FER Les relations entre Emmanuel Macron et le chef d’état-major Pierre de Villiers restent tendues…

20 Minutes avec AFP

— 

Emmanuel Macron descend l'avenue des Champs-Elysées au côté du général Pierre de Villiers, le 14 juillet 2017.

Emmanuel Macron descend l'avenue des Champs-Elysées au côté du général Pierre de Villiers, le 14 juillet 2017. — DELALANDE/SIPA

  • Le général Pierre de Villiers a été sèchement recadré après ses réserves sur les économies demandées à la défense.
  • Le chef d’état-major des armées sera reçu vendredi à 18 h 00 à l’Elysée par le président de la République.

Fin des hostilités ? Emmanuel Macron et Pierre de Villiers « vont prendre une décision ensemble », a déclaré ce lundi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, après le recadrage du chef d’état-major par le président.

>> A lire aussi : Emmanuel Macron balaie les critiques et promet un effort dès 2018

« Ils vont se voir, ils vont échanger. Ils vont prendre une décision ensemble. Emmanuel Macron lui a confirmé sa confiance en le prorogeant dans ses fonctions. Il faut qu’ils discutent, ils vont le faire », a déclaré Castaner sur FranceInfo.

« Un militaire sait que le rappel à l’ordre est nécessaire »

Le général de Villiers, « c’est un militaire. Il sait aussi le sens de l’autorité. Je pense qu’un militaire sait que le rappel à l’ordre est nécessaire dans le management entre deux hommes qui vont discuter », selon le porte-parole.

Le général de Villiers sera reçu vendredi à 18 h 00 à l’Elysée. Aucune précision sur l’objet de cette rencontre n’a été donnée. L’agenda d’Emmanuel Macron mentionne également un Conseil de sécurité et de défense mercredi matin.

Un rapport de forces engagé 

En pleines festivités du 14-Juillet, le chef de l’Etat a reproché au général – qu’il vient pourtant de prolonger pour un an –, sans le nommer, d’avoir mis de façon « indigne » une polémique budgétaire « sur la place publique ».

Le général avait, dans le huis clos de la Commission de la défense à l’Assemblée nationale, émis de sérieuses réserves au sujet des 850 millions d’euros d’économies réclamées cette année aux armées, jugeant la trajectoire budgétaire « non tenable ».