VIDEO. Accord de Paris, Syrie, terrorisme... Trump et Macron jouent le rapprochement

DIPLOMATIE Les deux présidents ont affiché une complicité sur la forme mais également sur le fond, jeudi, lors de leur conférence de presse...

P.B. avec AFP

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Donald Trump et Emmanuel Macron à l'Elysée, le 13 juillet 2017.

Donald Trump et Emmanuel Macron à l'Elysée, le 13 juillet 2017. — W.Villard/SIPA

Oublié, le duel de la poignée de mains. Jeudi, Donald Trump et Emmanuel Macron ont affiché une complicité sur la forme, avec une rencontre ponctuée de compliments à tout va et de nombreux sourires. Et lors de leur conférence de presse, à la veille des cérémonies du 14-juillet, les deux présidents ont également laissé entrevoir un rapprochement sur certains dossiers chauds. Donald Trump a même laissé la porte ouverte sur l’accord de Paris, estimant que « quelque chose pourrait se passer ». Mais dans la pratique, rien n’a vraiment changé.

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Accord de Paris : « Quelque chose pourrait se passer »

« Quelque chose pourrait se passer concernant l’accord de Paris », a lancé Donald Trump. Quoi ? C’est moins clair. « Les discussions se poursuivent. Si on arrive à quelque chose, ça sera super, sinon, tant pis », a dit le président américain.

« Mon souhait, c’est de continuer à discuter avec les États-Unis d’Amérique et le président Trump sur ce sujet qui est extrêmement important. Il n’y a pas aujourd’hui de changement soudain et inattendu (…) mais il y a, je crois, une volonté partagée de continuer à discuter de ces sujets, de travailler pour trouver le meilleur accord possible », a répondu Emmanuel Macron.

Terrorisme : « Vous avez un super président », lance Trump

Après avoir répété que « Paris n’est plus Paris » en citant son fameux ami « Jim », Donald Trump a fait un virage à 180°. « La France a une excellente capacité en matière de contre-terrorisme. Vous avez un super président, un grand leader, c’est un dur, ce n’est pas quelqu’un qui va se laisser faire », a affirmé le président américain. « Paris restera une ville pacifique et je compte revenir. Tout ira très bien. Paris est la plus belle ville du monde. »

Syrie : « Une destitution d’Assad, pas une condition préalable » à des discussions

« Nous avons changé la doctrine française à l’égard de la Syrie pour pouvoir avoir des résultats et travailler de manière très étroite avec nos partenaires, en particulier les États-Unis d’Amérique. Nous avons un objectif principal : l’éradication des terroristes. Nous avons une volonté : construire une solution politique dans la durée, inclusive », a expliqué le président Français. « Dans ce contexte-là, je ne fais pas du départ et de la destitution de Bachar al-Assad une condition préalable à l’intervention de la France ». Donald Trump, lui, a souligné l’impact du rapprochement avec Moscou : "Grâce au dialogue, nous avons pu obtenir un cessez-le-feu (dans le sud du pays). Il va durer un moment et franchement nous travaillons à un second cessez-le-feu dans une partie très difficile de la Syrie. »

Affaire russe : « Mon fils est un jeune homme merveilleux »

Le président américain a défendu son fils Donald Jr, mis en cause pour sa rencontre avec une avocate russe présentée comme détentrice d’informations compromettantes sur Hillary Clinton. « Mon fils est un jeune homme merveilleux. Il a eu une rencontre avec une avocate russe. Pas une avocate du gouvernement. C’était une brève rencontre. D’un point de vue pratique, je pense que la plupart des gens auraient accepté cette rencontre ». L’intermédiaire qui a organisé la rencontre avait toutefois présenté Natalia Veselnitskaya comme une « avocate du gouvernement russe » détenant « des informations compromettantes » sur Hillary Clinton obtenues « dans le cadre du soutien de la Russie et de son gouvernement à Mr Trump ». Réponse de Donald Trump Jr : « Si c’est bien ce que vous dites, j’adore, particulièrement plus tard cet été. »