VIDEO. Code du travail: Mélenchon dénonce un «coup d'Etat social»

SOCIAL En marge du débat à l’Assemblée, où la réforme par ordonnances a été adoptée dans la nuit, le député est descendu dans la rue…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, manifeste contre la réforme du Code du travail, le 12 juillet 2017 à Paris.

Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, manifeste contre la réforme du Code du travail, le 12 juillet 2017 à Paris. — bertrand GUAY / AFP

La bataille de la réforme du Code du travail s’est déroulée à l’Assemblée mais aussi dans la rue. En plein débat, mercredi, Jean-Luc Mélenchon s’est éclipsé pour participer à un rassemblement place de la République à Paris contre une « casse du Code du travail ». La réforme par ordonnances a finalement été adoptée dans la nuit par les députés.

« Je vous appelle à une forme d’insurrection morale » contre un « coup d’Etat social », a lancé Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise (LFI), à des centaines de militants réunis sur la place de la République à Paris, la foule lui répondant en scandant « Résistance ». « L’ordre public social va être totalement renversé », a prédit le député des Bouches-du-Rhône. « Le texte du gouvernement veut permettre que l’accord d’entreprise soit plus mauvais que la loi ». « Entre le faible et le fort, entre le riche et le pauvre, c’est la liberté qui opprime et la loi qui protège », a-t-il ajouté.

Jean-Luc Mélenchon s’est aussi insurgé contre la volonté du gouvernement d’instaurer un barème des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif. « Depuis quand faut-il rassurer les délinquants pour empêcher le crime ? » a-t-il demandé.

Des rassemblements clairsemés en province

Parmi les personnes rassemblées autour de lui figuraient des militants de la CGT, dont plusieurs se sont exprimés à la tribune, au côté des autres députés FI. Dans les autres grandes villes, entre 300 et 1 000 personnes se sont réunies à Toulouse (chiffres police et organisateurs), 300 à Montpellier (police), environ 200 à Lille et une soixantaine à Strasbourg (AFP).

A Marseille, terre d’élection de Jean-Luc Mélenchon, le rassemblement, emmené par sa suppléante Sophie Camard, était clairsemé, a constaté une journaliste de l’AFP. Parmi les manifestants marseillais, Sébastien, cadre supérieur d’une trentaine d’années, s’est dit « effrayé par le projet destructeur de Macron ». « Avec le projet de loi prévu, l'ubérisation de la société va s’accélérer, on va généraliser la précarité », a dénoncé à Lille Emmanuel Kimpo, demandeur d’emploi de 50 ans. « Le problème, ce n’est pas le Code du travail, c’est la finance », pouvait-on lire sur une pancarte dans la même ville.