VIDEO. Les produits Ushuaïa qui embarrassent Nicolas Hulot

POLITIQUE En 2013, l’actuel ministre se serait ainsi versé 290.000 euros de salaires, révèle le Canard enchaîné…

Clémence Apetogbor

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Nicolas Hulot le 5 juillet 2017. AFP PHOTO/Eric FEFERBERG.

Nicolas Hulot le 5 juillet 2017. AFP PHOTO/Eric FEFERBERG. — AFP

Nouvelles révélations du Canard enchaîné. Dans son édition de ce mercredi, le palmipède s’est concentré sur les différentes sociétés de l’actuel ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

Le ministre, ancien présentateur de l’émission Ushuaïa, n’est pas seulement à l’origine de la fondation qui porte son nom. En 1990, il crée la société Eole Conseil, alimentée en majeure partie par les royalties touchées sur les ventes de shampoings et gels douches de la marque Ushuaïa, détenue par la chaîne TF1.

Des revenus confidentiels après 2013

D’après le Canard, qui a consulté les comptes annuels de la société, « ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros en 1992. A partir des années 2000, Eole Conseil a dégagé entre 480.000 et 715.000 euros de chiffre d’affaires par an. Une machine à cash pour l’écolo. Seul salarié, Hulot en possède 99,9 % des parts ».

Résultat des courses, l’actuel ministre se serait ainsi versé 290.000 euros de salaires en 2013. Sans compter les 66.000 euros de dividendes.

Quid de ses revenus depuis 2013 ? Ils restent confidentiels. Le ministre a, par ailleurs, déclaré au palmipède que « toutes les recettes d’Eole proviennent des produits d’Ushuaïa et de droits d’auteur sur des livres ».

De potentiels conflits d’intérêts ?

Le détail de ses revenus, via sa déclaration de patrimoine, sera transmis d’ici quinze jours à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

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Mais le Canard révèle aussi que jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an, puis 100.000 euros par an à la Fondation Nicolas Hulot. Un mécène important donc, alors que le ministre devra trancher sur l’avenir des centrales nucléaires. De son côté, Veolia a versé 200.000 euros par an entre 2012 et 2017. Vinci, qui sera en charge de la construction de  l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a financé la fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. « Tout sera déclaré à la Haute Autorité, c’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts », a répondu au Canard Nicolas Hulot.