Assemblée: La droite se scinde entre deux groupes, avec Les Républicains et les «Constructifs»

PARLEMENT Un groupe parlementaire de droite « macron-compatible » se constitue face au groupe « historique » Les Républicains…

20 Minutes avec AFP

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Le groupe des «constructifs» Les Républicains-UDI, avec le député Thierry Solère au centre, le 21 juin 2017 à l'Assemblée nationale

Le groupe des «constructifs» Les Républicains-UDI, avec le député Thierry Solère au centre, le 21 juin 2017 à l'Assemblée nationale — MARTIN BUREAU / AFP

Il y a du changement à l’Assemblée nationale, avec l’annonce ce mercredi d’un groupe parlementaire de « constructifs » rassemblant des députés Les Républicains et UDI. Le reste des députés Les Républicains « historiques » ont reconduit Christian Jacob à leur tête.

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Le groupe des « Républicains constructifs, UDI, indépendants », composé à ce jour d’une vingtaine de LR et des 18 UDI, entend « accompagner les réformes qui vont dans le bon sens, s’opposer quand il le faudra » à la politique d’Emmanuel Macron, selon Thierry Solère (LR).

Groupe bienveillant à l’égard du gouvernement

L’élu des Hauts-de-Seine, un temps proche de Bruno Le Maire, devenu ministre de l’Economie, avait initié l’appel aux députés de droite à accepter la « main tendue » par le président.

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Ce groupe, dont la constitution sera formalisée mardi prochain, peut devenir « la troisième force politique de l’Assemblée », avec peut-être jusqu’à une cinquantaine de membres, d’après le président de l’UDI réélu député de Seine-Saint-Denis, Jean-Christophe Lagarde.

Groupe Les Républicains-UDI

A leurs côtés figuraient des élus parfois cités comme possibles ministrables, tels Franck Riester et Pierre-Yves Bournazel. Egalement présents : Agnès Firmin Le Bodo, qui a succédé à Edouard Philippe dans sa circonscription de Seine-Maritime, et les UDI Philippe Vigier, président sortant du groupe centriste, et Yves Jégo.

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« Les supplétifs d’En Marche se sont regroupés », ils « cherchent un marchepied » pour entrer au gouvernement, a raillé Christian Jacob, assurant néanmoins que « la maison » du groupe LR reste « ouverte ».

Sans être « aux ordres », les députés « constructifs » pourraient, le 4 juillet, voter la confiance au gouvernement Philippe ou s’abstenir.