Un policier français soupçonné d'avoir remis des documents confidentiels à un agent marocain

FUITE Pendant plusieurs années, il aurait balancé des centaines de documents confidentiels sur des fichés S…

20 Minutes avec AFP

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Le capitaine de la police aux frontières (PAF) se serait vu offrir plusieurs séjours au Maroc et aurait aussi touché de l’argent.

Le capitaine de la police aux frontières (PAF) se serait vu offrir plusieurs séjours au Maroc et aurait aussi touché de l’argent. — Frederic Scheiber/20 Minutes

C’est ce qui s’appelle trahir sa profession. Un fonctionnaire de la police aux frontières (PAF) d’Orly (Val-de-Marne) a été mis en examen et écroué par la justice qui le soupçonne d’avoir fourni des documents confidentiels à un intermédiaire qui les aurait lui-même remis à un agent marocain, a-t-on appris ce jeudi de source proche de l’enquête.

Plusieurs séjours au Maroc tous frais payés

D’après les premiers éléments, dévoilés par Le Point et Libération, le policier est soupçonné d’avoir transmis pendant plusieurs années des centaines de documents confidentiels, notamment des fiches S (comme Sureté de l’Etat), à un intermédiaire. Cet intermédiaire, un Franco-Marocain d’une soixantaine d’années qui occupe un poste de responsabilité dans une société privée spécialisée dans la sûreté aéroportuaire, les aurait ensuite transmis à un agent des services marocains.

En contrepartie, ce capitaine se serait vu offrir plusieurs séjours au Maroc et aurait aussi touché de l’argent. L’affaire avait débuté par un renseignement anonyme en juillet 2016 visant un capitaine de la PAF d’Orly, selon lequel il serait parti en vacances tous frais payés au Maroc avec sa famille.

Placés en détention provisoire

Une enquête préliminaire, confiée à l’Inspection générale de la police nationale, est alors ouverte par le parquet de Créteil, suivie de l’ouverture d’une information judiciaire, en décembre 2016.

Interpellés les 29 et 30 mai et placés en garde en vue en même temps que d’autres personnes, les deux principaux suspects, le capitaine de police et l’intermédiaire, ont été mis en examen et placés en détention provisoire, selon une source judiciaire. Ils sont suspectés de corruption passive et active, violation de secret professionnel et recel.

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