Législatives: Collard traite les électeurs FN de «fainéants»

POLITIQUE Revivez avec nous les déclarations et réactions politiques de cet entre-deux-tours des élections législatives…

Fabrice Pouliquen

— 

Gilbert Collard, candidat (FN) à sa réelection sur la deuxième circonscription du Gard

Gilbert Collard, candidat (FN) à sa réelection sur la deuxième circonscription du Gard — Frack Lodi / Sipa

L'ESSENTIEL

  • Le parti d’Emmanuel Macron est arrivé nettement en tête du premier tour avec 32,3 % des voix. Il pourrait obtenir entre 400 et 455 sièges sur les 577 de l’Assemblée nationale.
  • LR-UDI obtient 21,5 %, le FN 13,2 % et La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon 11 %. Le PS s’effondre et obtiendrait entre 15 et 40 sièges avec ses alliés.
  • En attendant le second tour, dimanche, les attaques et petites phrases chocs se poursuivent. Ce mercredi, c'est Xavier Bertrand qui parlent « d'un problème Bayrou».

A LIRE AUSSI

>> A lire aussi: Une trentaine de parlementaires s'apprêtent à constituer un groupe En marche!

>> A lire aussi: Les candidats de La République en marche refusent-ils vraiment le débat?

 

>> A lire aussi: Législatives: 61% des Français souhaitent rectifier le résultat au second tour

 

Ce live est à présent terminé, merci de l'avoir suivi avec nous. 

19h49 : S’il est élu, Carvounas (PS) ne votera pas la confiance au Premier ministre

Luc Carvounas, candidat PS aux législatives dans le Val-de-Marne, ne votera pas la confiance au Premier ministre s’il est élu dimanche, a-t-il dit jeudi à l’AFP.

« Si je suis élu, je ne voterai pas la confiance à Edouard Philippe », chef du gouvernement issu de LR, a affirmé le sénateur, pour qui cette question sera déterminante dans la constitution des groupes dans la prochaine Assemblée nationale où la République en marche devrait avoir une très large majorité.

Le « premier appel » qu’il lancera dimanche s’il l’emporte sera de « proposer à tous les élus de gauche de siéger dans un même groupe ou un intergroupe », a dit l’ancien lieutenant de Manuel Valls.

Luc Carvounas pourrait-il siéger avec des députés de La France insoumise ? « Oui, s’ils souhaitent siéger avec nous », a-t-il répondu.

19h35 : Nathalie Kosciusko-Morizet « restera en observation » à l’hôpital pour la nuit

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate Les Républicains aux législatives à Paris, « restera en observation » à l’hôpital la nuit prochaine, après l’agression dont elle a été victime jeudi matin alors qu’elle faisait campagne sur un marché, a annoncé sa directrice de campagne, Olivia Laurentjoye.

« Je viens de parler quelques instants avec NKM. Elle restera en observation cette nuit (de jeudi à vendredi). Je ne peux vous donner plus de détails sur sa situation médicale », a déclaré Olivia Laurentjoye à des journalistes devant l’hôpital Cochin.

Elle a ajouté que l’équipe de NKM allait « poursuivre » la campagne pour le second tour des élections législatives, qui s’achève vendredi soir, et que les rendez-vous prévus seraient assurés par la suppléante Dominique Stoppa-Lyonnet.

Une trentaine d’élus parisiens LR ont appelé à un rassemblement vendredi à 18h00 place Maubert, pour « refuser la violence et défendre la démocratie ».

18h14 : « Alors, est-ce qu’on se fait un débat contradictoire ? » Danielle Simonnet, France Insoumise, a cherché dans la rue son rival

Danielle Simonnet, rompue aux joutes politiques, se plaignait de l’absence d’un vrai débat organisé entre les deux tours des élections législatives dans la sixième circonscription de Paris où elle est toujours en lice. La candidate s’est alors résolue à interpeller directement dans la rue son rival mercredi. La scène a été filmée et postée sur Youtube. Il en ressort plus de quatre minutes d’un dialogue de sourd. « Quand est-ce qu’on se fait un débat contradictoire ? », répète la première, tandis que Ronan Person se contente de décliner sans se départir de son sourire. Il assure que « l’offre est claire », c’est « le programme d’Emmanuel Macron ».

 

17h42 : Jean-Luc Mélenchon : « Je me retirerai de la politique les deux pieds devant ! »

le leader de la France insoumise et candidat dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône a accordé une interview à 20 Minutes. qui a sélectionné une dizaine de questions de lecteurs. A lire ici.

 

17h36 : Et pendant ce temps, les t-shirts Macron cartonne au Touquet


C’est le quotidien La Voix du Nord qui le raconte : la boutique Cap Cod, au Touquet où le couple présidentiel a une résidence de vacances, s’est lancée dans la commercialisation de T-shirts et sweat-shirts à l’effigie du président Emmanuel Macron. Et ça marcherait du tonnerre. Le stock de t-shirts homme est parti en quelques jours seulement » et la boutique prépare une nouvelle commande de pièces.

Les vêtements portent tous le même logo et la même appellation : « Le Touquet - City of president », et sont disponibles en trois coloris (blanc, gris ou bleu), il vous en coûtera tout de même 39 € pour un t-shirt Macron et 80 € pour un sweat.

17h27 : Le Point enquête sur le compte non déclaré à Hong Kong du candidat de la République en Marche à Neuilly

Laurent Zameczkowski partait jusque-là largement favori dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine. Mais depuis, le candidat de la République en marche, sans engagement politique connu jusqu’à présent, voit son parcours semé d’embûches.

Le Parisien a d’abord révélé que Laurent Zameczkowski faisait bien l’objet d’une plainte, déposée le 18 avril dernier, pour « violences conjugales » et « dégradations de biens privés ». Il avait pourtant toujours prétendu le contraire.

Le Point s’est aussi penché sur la vie professionnelle du candidat de la République en marche, dirigeant de France-Films, une PME dont il ne publie pas les comptes au registre du commerce. Il a ouvert un compte en banque à Hong-Kong « pour conquérir le marché chinois », explique-t-il à l’hebdomadaire. Mais ce compte offshore n’est pas déclaré au fisc, ce que Laurent Zameczkowski justifie dans un premier temps en expliquant que le compte a été ouvert très récemment et qu’il n’a pas encore rempli sa déclaration d’impôt.

Laurent Zameczkowski assure aussi que ce compte est strictiement professionnel. Le Point remarque pourtant des dépenses qui n’ont aucun rapport avec les activités de l’entreprise : des achats à la Fnac ou des cours de tennis à Neuilly. « Je suis peut-être border, mais je suis de bonne foi », assure alors le candidat de la République en marche au Point.

16h49 : Mennucci ne donnera aucune consigne de vote pour le 2d tour à Marseille où Jean-Luc Mélenchon est en lice

Le député socialiste sortant Patrick Mennucci a annoncé jeudi qu’il ne donnerait « aucune consigne de vote » pour le second tour de l’élection législative dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, où Jean-Luc Mélenchon affronte dimanche une candidate REM.

Mardi, Patrick Mennucci avait appelé le chef de file de La France insoumise (LFI), qui l’a éliminé dans sa circonscription marseillaise, à soutenir les candidats socialistes « fidèles à leur parti » engagés au second tour, condition de son soutien local. Il demandait notamment que LFI soutienne, entre autres candidats, l’ex-ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem (6e circonscription du Rhône) ou Boris Vallaud (dans la 3e circonscription des Landes). Jean-Luc Mélenchon a refusé.

16h32 : A Toulouse, le parquet enquête sur les revenus d’astrologue d’une candidate La République en marche

e procureur de la République de Toulouse vient d’ouvrir une enquête sur les activités d’astrologue de Corinne Vignon, la candidate La République en marche arrivée en tête dans la 3e circonscription de Haute-Garonne dimanche.

Selon France 3 Midi-Pyrénées, qui avait révélé la semaine dernière la passion pour les astres de la candidate, ses consultations sont facturées 90 euros et payées en chèque. Est-ce que ces activités ont été déclarées alors qu’elle était, à l’époque des faits, employée par une société de promotion immobilière ?

16h24 : Cohn-Bendit soutient El Khomri à Paris

La candidate PS aux élections législatives à Paris Myriam El Khomri a annoncé jeudi avoir reçu le soutien de Daniel Cohn-Bendit, contre son opposant LR Pierre-Yves Bournazel dans la 18e circonscription.

« Myriam est une femme courageuse et libre, soucieuse de dépasser les conservatismes », estime l’ancien eurodéputé écologiste, dont les mots sont rapportés sur le compte Twitter de la candidate pro-majorité présidentielle. Nous avons besoin d’elle pour construire une société plus juste et plus durable."

Daniel Cohn-Bendit a confirmé à l’AFP son soutien à Myriam El Khomri.

 

15h30 : Collard traite les électeurs FN de « fainéants » :

Après Henri Guaino qui a affirmé que ses électeurs étaient « à vomir », Gilbert Collard, le député FN en ballottage défavorable, s’est lâché à son tour mercredi soir lors d’un meeting en se permettant « d’engueuler » les électeurs du parti d’extrême droite qui ne sont pas allés voter. « Allez voter bande de fainéants ! », a-t-il lancé à la salle. « Si tous les électeurs du Front avaient voté je passais au premier tour », a assuré le député sortant.

15h15 : Le témoignage du photographe de l’AFP sur l’agression de NKM

L’article est à retrouver par ici.

 

14h45 : NKM victime d’une agression « violente », selon un photographe de l’AFP

« Je n’avais jamais assisté à ça » dans une campagne électorale : Geoffroy Van der Hasselt, photojournaliste qui couvrait ce jeudi pour l’Agence France-Presse un tractage de Nathalie Kosciusko-Morizet à Paris, décrit l’agression « violente » et « physique » qui a précédé une perte de connaissance de la candidate LR aux législatives.

 

14h30 : Retrouvez notre vidéo sur l’agression de NKM

 

14h20 : L’électorat de droite « ne peut pas aller voter » pour des macronistes, dit Ménard

« L’électorat de droite ne peut pas aller voter » pour des candidats macronistes, a estimé au Grau-du-Roi (Gard) Robert Ménard, venu apporter son soutien au député frontiste sortant Gilbert Collard.

Lors d’une conférence de presse, le maire de Béziers proche du FN a listé quatre points, qui devraient selon lui détourner « l’électorat de droite », et plus particulièrement Les Républicains, de voter pour des candidats REM : la vision de l’immigration comme une « chance culturelle, économique et sociale », la défense de la « culture française », l’opposition à la déclaration d’Emmanuel Macron qualifiant la colonisation de « crime contre l’Humanité » et l’augmentation de la CSG qui va frapper les « retraités ».

13h45 : Les réactions de soutien pour NKM se multiplient

Valls, Raffarin, Juppé… De nombreuses personnalités politiquent apportent leur soutien à la candidate des Républicains. Toutes les réactions sont à retrouver par ici.

13h26 : L’adversaire REM de NKM, Gilles Le Gendre, suspend sa campagne

 

12h40 : Pour Gérard Larcher (LR) « Le Sénat n’est pas une chambre de recyclage »

Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a lancé jeudi une mise en garde aux candidats qui auront échoué aux législatives et qui pourraient être tentés par le Sénat. « On n’est pas une chambre de recyclage », a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant : « Il faut au Sénat des gens qui portent leur territoire, des gens qui ont fait le choix du Sénat. » Le palais Bourbon doit être renouvelé pour moitié le 24 septembre prochain.

12h32 : Jean-Yves Le Drian vole aussi au secours de Manuel Valls

Décidément, le ministre des Affaires étrangères n’en finit plus d’apporter des soutiens aux ténors malmenés du Parti socialiste. L’ex Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas a pu en profiter. Manuel Valls, aussi, n’a pas oublié de signaler sur Twitter qu’il comptait dans ses soutiens Jean-Yves Le Drian.

 

12h25 : Edouard Philippe a rendu visite à NKM à l’hôpital après son altercation avec un passant

L’entourage du Premier ministre annonce que ce dernier a rendu une visite à Nathalie Koscuisko-Morizet après son altercation avec un passant sur le marché de la place Maubert.

 

12h12 : La justice se mêle du malaise de NKM

Une enquête est ouverte après l’altercation de NKM avec un passant à Paris, indique ce mercredi midi l’AFP.

12h : NKM agressée sur un marché… Son adversaire lui souhaite bon rétablissement

Les réactions n’ont pas tardé après le malaise de Nathalie Kosciusko-Morizet ce jeudi matin sur le marché de la place Maubert. Il y en a des classes et des nettement moins classes. Dans la première catégorie, il faut mettre la réaction de Gilles Le Gendre, le candidat de la République d’En marche et adversaire au second tour de NKM dans la deuxième circonscription de Paris. Il s’est dit « navré » devant cet événement et lui a « souhaité de se rétablir très vite ».

 

11h57 : Le nouvel élu Maillard (REM) se veut « un député libre » mais votera les « six chantiers » du contrat

Sylvain Maillard, élu député (REM) de Paris au premier tour des législatives, a assuré jeudi qu’il serait « un député libre », tout en rappelant que les députés du mouvement présidentiel devaient faire « un vote unanime » sur les « six chantiers du + contrat avec la Nation + » défini par Emmanuel Macron.

« Sur ces six chantiers, nous ne voulons pas de fronde (…) nous demandons un vote unanime. Pour tout ce qui est du reste, on discutera entre nous », a-t-il ajouté, assurant qu’il « (sera) un député libre » de la 1re circonscription de Paris.

Les six chantiers définis par Emmanuel Macron dans ce contrat présenté le 2 mars sont : réforme de l’école, « société du travail », modernisation de l’économie, sécurité, stratégie internationale et moralisation de la vie publique..

 

11h42 : Bataille de soutiens dans le Gard

On vous en avez parlé un peu plus tôt dans ce live : le Premier ministre Edouard Philippe sera dans le Gard ce jeudi après-midi pour soutenir Marie Sara, la candidate investie par La République en Marche dans la deuxième circonscription du département. Marie Sara est devancée de quelques voix seulement par le candidat frontiste Gilbert Collard. Ce dernier aussi a reçu un soutien de poids dans sa famille politique : Marion Maréchal-Le Pen, qui avait pourtant dit qu’elle se retirait de la politique.

 

11h42 : A Quimper, Jean-Yves Le Drian apporte son soutien à Jean-Jacques Urvoas

En déplacement en Afrique, le ministre socialiste des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a trouvé le temps de voler au secours d’un de ses anciens collègues dans le gouvernement Hollande, Jean-Jacques Urvoas, rapporte Le Télégramme.

Nettement devancé par le candidat d’En marche, l’ancien Garde des Sceaux a obtenu 19,77 % des suffrages exprimés dans la première circonscription du Finistère où il est député depuis 2007. « Ses qualités humaines, son expertise et son sens du dévouement en ont fait un parlementaire respecté et un ministre de la Justice dont l’action a été unanimement saluée, assure Jean-Yves Le Drian. Je sais aussi son attachement profond à la Bretagne, qu’il a servie avec passion et compétence. Sa voix est précieuse, et mon vœu est que, demain, elle continue à porter. »

10h52 : Le Premier ministre dans le Gard pour faire barrage à Gilbert Collard

Edouard Philippe se rend ce jeudi dans la deuxième circonscription du Gard pour soutenir Marie Sara, investie par La République en Marche, et distancée seulement de 48 voix par Gilbert Collard, le candidat du Front National, arrivé en tête au premier tour avec 32 % des suffrages.

 

10h50 : NKM fait un malaise en campagne à Paris, après une altercation avec un passant

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate LR aux législatives à Paris, a fait un malaise jeudi matin après une altercation avec un passant, en campagne sur le marché de la place Maubert (5e), a constaté une journaliste de l’AFP.

L’ancienne ministre, en ballottage défavorable dans la 2e circonscription de Paris face à un candidat REM, distribuait des tracts lorsqu’un homme d’une cinquantaine d’années les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant notamment de « bobo de merde ».

NKM, déséquilibrée, a chuté sur le sol et perdu connaissance durant plusieurs minutes, sous une forte chaleur. Les pompiers sont intervenus, sur ce marché place Maubert, et elle a repris connaissance. Se tenant la tête, elle a été installée dans leur camion et conduite à l’hôpital Cochin.

 

10h47 : En Hauts-de-Seine, Gilles Boyer ne veut pas du soutien d’Alain Juppé

Pourtant il n’y a pas plus proche d’Alain Juppé que Gilles Boyer. Le candidat des Républicains dans la huitième circonscription des Hauts-de-Seine a été le directeur de cabinet du maire de Bordeaux, de 2002 à 2004 ou encore son directeur de campagne lors de la primaire de la droite aux dernières présidentielles.

Gilles boyer s’est certes qualifié, mais il est nettement distancé par le candidat de la République en marche, Jacques Marie (48,03 % contre 22,85 %). Alain Juppé voulait alors venir défendre son poulain dans l’entre-deux-tours. Mais Gilles Boyer a refusé, rapporte Le Parisien ce jeudi. Gilles fait une campagne locale, il refuse tout soutien national, même celui du Premier ministre", a simplement justifié l’entourage de Gilles Boyer au quotidien. De quoi vexer Alain Juppé ?

10h32 : François Baroin : Un « sursaut de l’électorat de droite » pour éviter un Macron tout-puissant

Toujours sur RMC et BFMTV ce jeudi matin, François Baroin, chef de file LR pour les législatives, a appelé à un « sursaut » de l’électorat de droite pour le second tour de scrutin, mettant en garde contre le « choc énorme » de l’augmentation de la CSG prônée par Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron « concentre tous les pouvoirs, pas grand-chose ne va exister autour », a encore jugé François Baroin, qui a réitéré l’opposition des Républicains à une hausse de la CSG.

« On offre une résistance intéressante autour de 22 % (au premier tour), a-t-il estimé. Le Front national, les autres partis se sont effondrés ». Mais « reconnaissons que cette campagne législative était difficile, puisqu’elle intervient au lendemain d’une défaite historique de notre camp, puisque pour la première fois, notre candidat (François Fillon) n’a pas été qualifié » au second tour de la présidentielle, a jugé le sénateur-maire de Troyes.

10h24 : Françis Baroin a accompagné Fillon au Trocadéro, persuadé qu’il allait renoncer

Même François Baroin y a cru à un abandon de François Fillon. Le chef de file des Républicains en a fait part ce mercredi matin sur le plateau de BFM-TV. Le 5 mars dernier, François Baroin était notamment aux côtés de François Fillon au Torcadéro, lorsque ce dernier tentait de sauver la face en réunissant ses troupes. Le fait que le sénateur et maire de Troyes se place juste derrière François Fillon, sur la scène, avait été interprété comme un soutien à l’ancien premier ministre.


François Baroin a donné une autre explication : s’il était là, c’est tout simplement parce qu’il pensait que François Fillon allait abandonner et renoncer à être candidat. « Je pensais que les conditions et les circonstances politiques étaient telles, raconte-t-il sur BFM-TV. Mais il a été courageux, il a fait preuve d’une abnégation… Il a puisé (au Trocadéro) une force et une ressource qui fait que de toute façon, c’est lui qui avait les clés politiques. »

10h00 : Xavier Bertrand évoque « un problème Bayrou »

« Oui il y a un problème Bayrou. On ne sait pas bien… M. Bayrou, il est vice-Premier ministre, il est vice-président ? » Xavier Bertrand, le président LR de la région Hauts-de-France, est revenu sur le plateau de France 2 sur le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Il revient surtout sur le cas François Bayrou. « On nous avait dit qu’on allait voir ce qu’on allait voir et que vraiment les choses allaient bien tourner. Bien, il y a quand même le Premier ministre qui recadre, et je pense qu’il a raison, François Bayrou, François Bayrou qui dans la journée dit "Je m’en moque", qui le lendemain va à la radio pour dire "Je m’en moque vraiment". Ca pose un problème de fonctionnement (…). Et aujourd’hui le président de la République ne peut pas rester muet ».

« Le président de la République doit nous dire aujourd’hui si le Premier ministre a vraiment de l’autorité et il doit nous dire si on s’est trompé ».