Législatives: Pour NKM, «Henri Guaino est l'idiot utile de Gilles Legendre»

BISBILLES Revivez avec nous les déclarations et réactions politiques de cet entre-deux-tours des élections législatives…

Dorian Debals

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Nathalie Kosciusko-Morizet candidate aux élections législatives dans la 2e circonscription de Paris, le 12 juin 2017

Nathalie Kosciusko-Morizet candidate aux élections législatives dans la 2e circonscription de Paris, le 12 juin 2017 — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Le parti d’Emmanuel Macron est arrivé nettement en tête du premier tour avec 32,3 % des voix. Il pourrait obtenir entre 400 et 455 sièges sur les 577 de l’Assemblée nationale.
  • LR-UDI obtient 21,5 %, le FN 13,2 % et La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon 11 %. Le PS s’effondre et obtiendrait entre 15 et 40 sièges avec ses alliés.
  • Avant le second tour ce dimanche, les stratégies s’affinent. Le communiste Pierre Laurent appelle à voter pour Najat Vallaud-Belkacem dans le Rhône. Benoît Hamon est derrière la rivale France insoumise de Manuel Valls ; Jean-Luc Mélenchon soutient quatre députés PS « frondeurs » sortants.

 

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21h15: Ce live est terminé. Bonne soirée !

20h50: Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, « Henri Guaino est l'idiot utile de Gilles Legendre »

Après sa défaite lors du premier tour des élections législatives, Henri Guaino (LR) l'ancienne « plume » de Nicolas Sarkozy, avait critiqué un « électorat à vomir ». Invitée ce mercredi sur BFMTV pour un débat face à Gilles Legendre (LREM) présent au second tour contre elle dans la 2ème circonscription de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet a commenté ces propos. « Henri Guaino est l'idiot utile de Gilles Legendre, comme tous les dissidents de droite », a-t-elle raillé avant d'expliquer : « Insulter les électeurs par déception, par rage, ça ne ressemble à rien. »

17h30: François de Rugy veut « réformer » le parlement

L'écologiste François de Rugy, candidat de La République en marche (LREM) aux élections législatives, a martelé ce mercredi son désir de « réformer la procédure parlementaire ». Le député sortant de Loire-Atlantique, qui se bat pour sa réélection, a fait « un certain nombre de propositions (...), des choses sur lesquelles je me suis battu depuis des années », a-t-il expliqué sur LCP. Interrogé sur la présidence de l'Assemblée nationale, François de Rugy a reconnu que son nom était « cité » pour le poste.

16h30: Pour Christiane Taubira, « Il y a un enjeu de concentration des pouvoirs »

L’ex garde des sceaux, venue soutenir Najat Vallaud-Belkacem à Villeurbanne en compagnie de la maire de Paris Anne Hidalgo, a poursuivi : « L’enjeu démocratique est colossal pour la prochaine législature. Jamais nous n’avons été autant questionnés sur notre attachement à la démocratie ».

15h45: Pour Bernard Cazeneuve, le gouvernement ne peut pas être « un lieu où chacun dit ce qu'il veut »

L'ancien Premier ministre a ajouté « avoir toujours veillé à ce que cela ne se produise pas lorsqu('il) étai(t) Premier ministre », faisant référence à l'appel passé par François Bayrou à l'un des directeurs de Radio France pour se plaindre d'une enquête sur les assistants parlemantaires du MoDem. « Et cela ne s'est pas produit, parce que lorsque l'on veut gouverner le pays de façon moderne et efficace, on ne peut pas transformer le gouvernement en un lieu où chacun dit ce qu'il veut au moment où il souhaite s'exprimer », a-t-il poursuivi en marge d'un déplacement de soutien à la candidate PS aux législatives Myriam El-Khomri.

14h20: « Toute tentative d'influence est nocive au fonctionnement démocratique », a indiqué Christophe Castaner

Le porte-parole du gouvernement a précisé, lors du point presse d'après conseil des ministres, que « C'est un principe absolu », faisant référence sans le nommer explicitement à François Bayrou qui a reconnu avoir appelé la rédaction de Radio France au sujet d'une enquête préliminaire visant des élus MoDem au parlement européen.

13h35: « Le dispositif sur les emplois familiaux s'appliquera aussi au président de la République et aux ministres », indique le porte-parole du gouvernement

Lors d'un point presse suivant le conseil des ministres, Christophe Castaner a précisé qu'un décret serait pris pour que la loi sur la moralisation de la vie publique intitulée « Pour la confiance dans notre vie démocratique » s'applique à tous les membres du gouvernement.

13h25: Bernard Cazeneuve s'est rendu dans la 18e circonscription de Paris pour soutenir l'ancienne ministre du Travail Myriam El Khomri

Elle a recueilli 20,23% des voix au premier tour, terminant loin derrière le candidat LR Pierre-Yves Bournazel (31,7%). Myriam El Khomri revendique le soutien d'Emmanuel Macron tandis que son concurrent a été publiquement soutenu par le Premier ministre Edouard Philippe. 

13h10: Le ministère du Travail retire sa plainte pour « recel » déposée suite à la fuite de documents dans Libération

Ces documents avaient été présentés comme des « pistes » de la future réforme du code du travail. Le ministère du Travail a en revanche maintenu sa plainte contre X pour « vol ». Elle ne vise pas le quotidien mais le fonctionnaire qui a laissé fuiter les documents.

11H10: François Bayrou «ne sait pas vivre avec un bœuf sur la langue»:

Il persiste et signe. Après avoir été recadré ce mardi par le Premier ministre Edouard Philippe, François Bayrou a de nouveau affirmé sa liberté de parole, ce mercredi matin au micro de RTL. « Il faut de la liberté de parole, je ne sais pas vivre sans la liberté de parole», a déclaré le garde des Sceaux.

« Quand on est un responsable, un homme politique, (…) quand on pense qu’il y a des choses importantes à dire, il faut les dire (…). Je ne sais pas vivre avec un bœuf sur la langue », a-t-il ajouté.

10h57 : Najat Vallaud-Belkacem peu crédible en défenseur des travailleurs face à la loi Travail ?

L’ex-ministre de l’Education nationale est toujours en course dans ces législatives, à Villeurbanne (Rhône) où elle a toutefois beaucoup de retard sur son opposant, Bruno Bonnell, investi par La République en marche. Sur le plateau de la chaîne locale TLM Lyon, la socialiste s’est présentée comme la plus à même de défendre les intérêts des travailleurs villeurbannais. « La Loi Travail, qui sera passée par ordonnance, en est un exemple flagrant, illustre-t-elle. On va détricoter un certain nombre de protections sociales, des salariés comme des chômeurs. A ce moment là, les électeurs doivent pouvoir compter sur des députés qui, à minima, lancent l’alerte. »

Posté sur Twitter par Najat Vallaud-Belkacem, le passage a suscité des réactions moqueuses, beaucoup lui rappelant qu’elle était ministre dans le gouvernement qui a préparé la première version du projet de loi.

10h42 : C’est le flou complet dans la 18e circonscription de Paris

Pour qui roule la République en marche dans la 18e circonscription de Paris. L’ex-ministre du Travail, Myriam El Khomri, et le Républicain Pierre-Yves Bournazel sont encore en lice dans cette circoncription à cheval sur les 9e et 18e arrondissements et aucun candidat n’a été officiellement été investi par la République en marche. Myriam El Khomri se prévaut du « soutien » du président Emmanuel Macron.

Sur Twitter, Ludovic Vigogne, journaliste politique à L’Opinion, assure lui avoir vu un membre de la commission d’investiture de LREM distribuer des tracts, mardi soir, pour Pierre-Yves Bournazel.

 

10h39: Marine Le Pen trouve aussi que Philippot a eu tort en mélangeant législatives et refondation du parti

Dans la passe d’armes entre Nicolas Bay et Floriant Philippot, Marine Le Pena choisi le premier. Interrogé par Europe 1, ce mercredi, la présidente du Front National a dit «partager» une critique formulée par le secrétaire général du FN Nicolas Bay qui avait reproché au vice-président du parti Florian Philippot d'avoir évoqué la refondation du parti pendant la campagne des législatives.

«Nous sommes dans le temps de l'élection, il y aura après l'élection un temps pour ouvrir le chantier des discussions, des analyses, la refondation et ce temps-là pour l'instant n'est pas arrivé. Il faut être patient», a-t-elle demandé à ses troupes.

 

10h20 : De l’argent pour le parti animaliste

Dimanche, 63.637 électeurs ont voté pour le parti animaliste au premier tour des législatives. Ce tout nouveau parti a dépassé les 1 % dans 86 circonscriptions sur les 147 dans lesquelles il présentait un candidat.

Ce score encourageant n’a pas seulement qu’une portée symbolique. Elle est aussi financière, rappelle leLab d’Europe 1. Depuis la loi du 15 janvier 1990, l’aide financière accordée aux partis politiques a été élargie aux partis dont « les candidats ont obtenu au moins 1 % des suffrages exprimés dans au moins cinquante circonscriptions ». Le Parti animaliste est dans les clous.

Ces aides s’élèvent à 1,42 euro par an et par voix sur cinq ans. Avec 63.637 voix, le nouveau parti devrait récolter 90.365 euros d’aides de l’État par an jusqu’en 2022.

 

10h15: Pour Glavany, Macron a «plus incarné la République en un mois» que Hollande «en 5 ans»

Après Gérard Filloche lundi, c'est au tour de Jean Glavany de taper sur François Hollande. L'ancien député PS, battu dès le premier tour aux élections législatives, a jugé mercredi, sur France Inter, qu'Emmanuel Macron a «plus incarné la République en un mois que François Hollande en cinq ans».

«On a manqué d'un chef de l'Etat avec de l'autorité naturelle, le sens de la décision, de la cohérence, de la fermeté, il n'y a pas eu d'incarnation de la République», a-t-il déploré.

10h : El Khomri (PS) veut « muscler la jambe gauche de la majorité présidentielle »

L’ex-ministre du Travail Myriam El Khomri, candidate aux législatives à Paris, dit mercredi dans un entretien au Parisien qu’elle siégera dans le groupe socialiste si elle est élue à l’Assemblée, afin de « muscler la jambe gauche de la majorité présidentielle ».

« Moi, je me présente en candidate socialiste soutenant Emmanuel Macron. Mon objectif est de muscler la jambe gauche de la majorité présidentielle », détaille celle qui se prévaut du « soutien » du président, dans une circonscription (la 18e) où aucun candidat n’a officiellement été investi par La République en marche (REM).

Elle accuse son adversaire LR Pierre-Yves Bournazel d’avoir créé « une ambiguïté ». « Ni Myriam El Khomri ni moi n’avons le soutien d’Emmanuel Macron », a affirmé mardi le conseiller de Paris qui a de son côté reçu le soutien du Premier ministre Edouard Philippe, issu de la même famille politique.