• Jeudi soir, lors de son discours prononcé depuis l’Elysée, Emmanuel Macron a utilisé une formule qui n’était pas de lui.
  • Ban Ki-Moon, ex-secrétaire général des Nations Unies est le premier à avoir prononcé cette phrase en 2014.
  • Laurent Fabius, président de la COP21, avait lui aussi utilisé cette expression avant Macron.

Tout le monde a retenu la phrase, en anglais dans le texte, « Make our planet great again » prononcée par Emmanuel Macron jeudi soir. Dans la même allocution, le Président de la République a eu recours à une autre expression pour fustiger la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord de Paris pour le climat.

« Sur le climat, il n’y a pas de plan B car il n’y a pas de planète B », a lancé le chef de l’Etat en direct de l’Elysée. Or cette sortie, retenue par de nombreux médias, n’est pas une invention de Macron mais une formule qu’il s’est permis de recycler pour l’occasion.

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Le 22 septembre 2014, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, prononçait un discours lors d’un événement consacré au climat à New York. A cette occasion, il exhorte les acteurs présents à agir, assurant « Il n’y a pas de plan B car il n’y a pas de planète B ». (à partir de 11’36 dans la vidéo ci-dessous)

Cette formule, qu’il affectionne particulièrement, sera érigée en véritable « mantra » à la fin de son mandat onusien. Dans les médias ou lors du concert Global Citizen organisé à Washington en avril 2015, Ban Ki-moon répétera cette expression. Avant Emmanuel Macron, Laurent Fabius est le premier à reprendre à son compte cette phrase. Président de la COP21 qui accouchera de l’accord de Paris pour le climat, l’ex-ministre des Affaires Etrangères cite le secrétaire général de l’ONU lors d’une interview accordée à RMC.

En revanche, ni Fabius, ni Ki-moon ne s’étaient aventurés jusque-là sur les terres de Donald Trump comme l’a fait jeudi soir le locataire de l’Elysée.