Mon bulletin dans ton urne: Marine Le Pen et le débat «raté», Mélenchon et Marseille et le gouvernement et les journalistes

POLITIQUE Chaque matin, « 20 Minutes » vous livre les trois informations marquantes de la campagne…

F.F.

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Marine Le Pen et David Pujadas dans l'émission L'entretien politique sur France 2, le 20 avril 2017.

Marine Le Pen et David Pujadas dans l'émission L'entretien politique sur France 2, le 20 avril 2017. — Martin BUREAU / POOL / AFP

A peine le temps d’avaler un café ? En sortant des brumes matinales, attrapez aussi notre récap’ quotidien d’une campagne corsée et régulièrement relevée de polémiques.

Marine Le Pen reconnaît avoir « raté » le débat de l’entre-deux-tours

Invitée du JT de TF1 jeudi soir, la présidente du Front national a estimé avoir manqué le coche lors du débat de l’entre-deux tours face à Emmanuel Macron. « Incontestablement, il y a ce débat qui a été raté, il faut le dire. Moi, je le dis très clairement. J’ai fait un choix, j’ai souhaité mettre en lumière les très grandes craintes que je nourrissais et que je nourris évidemment toujours à l’égard de la politique que va mener Emmanuel Macron. Je l’ai fait avec fougue, avec passion, peut-être trop de fougue, peut-être trop de passion. Je sais que certains n’attendaient pas cela. Bon beh, dont acte. »

Par ailleurs, Marine Le Pen a confirmé sa candidature aux législatives dans le Pas-de-Calais, à Hénin-Beaumont.

Jean-Luc Mélenchon s’explique sur le choix de Marseille

Le candidat de la France insoumise était également invité à s’exprimer à la télévision jeudi soir. Alors qu’il était interrogé dans L’émission politique de France 2 sur les raisons qui l’ont poussé à choisir Marseille pour se présenter aux législatives, le député européen a fait une réponse plutôt alambiquée : « Je suis parti de cette idée : comment créer une vague d’entraînement, d’adhésion dans le pays qui me permette d’être présent dans la situation politique qui va arriver. (…) Et donc je vais à Marseille pour quoi ? Parce que Marseille, c’est la France en concentré. Et la circonscription dans laquelle je suis, je l’ai étudiée, c’est Marseille en concentré. C’est-à-dire des écarts extrêmes de pauvreté et de richesse, toute sorte de problèmes et toute sorte d’atouts. Si bien que cette ville doit pouvoir parler à la France. J’ai besoin d’être appuyé sur une base sociale qui permet de dire : voilà les problèmes, y’en a assez de voir des gens, tant de vies brisées par le chômage et par la misère. Voilà. »

David Pujadas, qui lui demandait de s’exprimer précisément sur le choix du candidat de ne pas s’opposer au Front national, s’est entendu répondre : « Voilà. Voilà. Non mais de toute façon je suis habitué à l’idée que, quoi que je fasse, je mérite des reproches. »

Le porte-parole du gouvernement répond à la lettre ouverte de plusieurs rédactions

« Vous savez comme moi, on s’est croisés souvent ces dernières semaines dans la campagne électorale, que la présence de 50 journalistes, d’une dizaine de caméras, nuit un peu au dialogue direct et à l’échange que peut avoir le président de la République avec les Français. Donc il ne s’agit pas de contrôler, il ne s’agit pas d’imposer. » Christophe Castaner a répondu aux inquiétudes des journalistes jeudi concernant un « verrouillage » de la communication par l’Elysée. Une vingtaine de rédactions s’étaient émues dans une lettre ouverte du fait que l’Elysée entendait dorénavant choisir les journalistes qui suivraient les déplacements du nouveau président.