VIDEO. Gouvernement: Qui est Agnès Buzyn, médecin et nouvelle ministre des Solidarités et de la Santé?

GOUVERNEMENT La spécialiste en hématologie a occupé plusieurs fonctions importantes dans le domaine de la santé...

Coralie Lemke

— 

Agnès Buzyn et Marisol Touraine, ex-ministre de la Santé.

Agnès Buzyn et Marisol Touraine, ex-ministre de la Santé. — MINISTERE SANTE/SIPA

A 54 ans, elle est l’un des visages inconnus du gouvernement et fait partie de la « société civile » qu’Emmanuel Macron disait vouloir mettre en avant dans son gouvernement.

>> A lire aussi : EN DIRECT. Onze femmes, onze hommes... Découvrez tous les noms des ministres nommés...

Une médecin de formation

La nouvelle ministre des Solidarités et de la Santé est professeur de médecine. Spécialisée en hématologie, en immunologie des tumeurs et en transplantation, elle a passé la majorité de sa carrière à l’hôpital Necker à Paris. Elle est également professeur d’hématologie à l’université Pierre et Marie Curie à Paris. Elle est mariée à Yves Lévy, directeur général de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM).

Elle enchaîne les responsabilités

De 2008 à 2013, Agnès Buzyn a été présidente du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) de 2008 à 2013. Elle a ensuite été nommée présidente de l’Institut national du cancer (INCa) en mai 2011, puis est devenue directrice de la Haute autorité de santé (HAS) à partir du mois de mars 2016.

La fille d’un rescapé d’Auschwitz

Agnès Buzyn est la fille d’Elie Buzyn, chirurgien orthopédique français, d’origine polonaise et rescapé de la Shoah. Il avait été déporté à Auschwitz.

Proche des laboratoires pharmaceutiques ?

Lors de sa nomination à la tête de la Haute autorité de santé (HAS), Mediapart reprochait à Agnès Buzyn sa proximité avec les laboratoires pharmaceutiques. « L’industrie pharmaceutique joue son rôle, et je n’ai jamais crié avec les loups sur cette industrie. Il faut expliquer que vouloir des experts sans aucun lien avec l’industrie pharmaceutique pose la question de la compétence des experts » aurait-elle déclaré lors d’une réunion du Nile, un cabinet de lobbying.