Présidentielle: Marche, musique… Macron se place immédiatement dans les pas de Mitterrand

STYLE L’arrivée au Louvre du président élu a été soigneusement préparée pour rappeler celle de François Mitterrand au Panthéon en 1981…

V.V.

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Paris, le 7 mai 2017. Emmanuel Macron, élu président de la République, fait son entrée sur l'Esplanade du Louvre.

Paris, le 7 mai 2017. Emmanuel Macron, élu président de la République, fait son entrée sur l'Esplanade du Louvre. — Philippe LOPEZ / AFP

  • Emmanuel Macron a été élu, dimanche, président de la République.
  • Une fois élu, il a rejoint ses sympathisants sur l’Esplanade du Louvre.
  • Une cérémonie qui rappelait celle de François Mitterrand en 1981.

Comment ne pas y penser immédiatement ? En arrivant sur l’Esplanade du Louvre, dimanche vers 22h30, Emmanuel Macron, fraîchement élu président de la République, s’est immédiatement placé dans les pas de François Mitterrand, chef de l’État de 1981 à 1995.

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Très solennel, quasi monarchique, Emmanuel Macron a choisi d’entrer seul sur l’Esplanade du Louvre qui avait été choisie pour célébrer sa victoire. Une marche longue, près de 3 minutes, qui l’a emmené jusqu’à la tribune et qui n’est pas sans rappeler celle accomplie par François Mitterrand en 1981.

Une « Ode à la joie »

C’est également seul et à pied que l’ancien président avait rejoint le Panthéon le soir de sa victoire, le 10 mai 1981. Si les lieux diffèrent, le style est le même. Souvent vêtu d’un simple costume lors de ses déplacements, Emmanuel Macron avait sur les épaules, dimanche, un manteau croisé proche de celui de son prédécesseur.

Surtout, il a choisi la même musique que Mitterrand en 1981. L’Ode à la joie de Beethoven qui est aussi et surtout l’hymne de l’Union européenne. Une manière de dire facilement que le projet du Front national de sortir de l’Union européenne n’est pas prêt d’être mis en œuvre.

Rejoint sur scène par ses proches, Emmanuel Macron a ensuite entamé son discours derrière un pupitre rappelant, là aussi, celui de Mitterand. Et surtout sur une estrade placée devant la célèbre pyramide du Louvre. Un dernier clin d’œil à Mitterrand qui avait choisi ce projet architectural, dès 1983, malgré une très forte opposition.