POLITIQUE - Lors de ses vœux à la presse ce mardi, il a lui-même fait le questions-réponses...
Comment ne pas être embarrassé par les questions gênantes des journalistes? En les posant soi-même. François Fillon a testé la formule lors de ses vœux à la presse ce mardi, endossant tour à tour le rôle du Premier ministre puis du journaliste.
Après un discours liminaire traditionnel, François Fillon a estimé que les médias présents n’avaient sûrement pas eu le temps de «ciseler» leurs questions pour la conférence de presse (c’est pourtant leur métier au quotidien, nldr). Il leur a donc coupé l’herbe sous le pied, en se lançant dans un monologue.
«La réforme des ports autonomes est-elle urgente?», «oui», «Est-ce qu’il faut un plan banlieue?», «bien sûr», «est-ce que l’expérimentation d’une police des quartiers en Seine-Saint-Denis est nécessaire?» «et comment !» C’est en substance le jeu de questions-réponses auquel s’est livré le Premier ministre. «Ne vous inquiétez pas, c’est bientôt fini, à moins que vous ayez encore des questions», a-t-il lancé à la fin, un sourire en coin. François Fillon est parti juste après les applaudissements.
C. F.