POLITIQUE - Les envoyés spéciaux des quotidiens racontent l'escale au Qatar de Nicolas Sarkozy...
«Cheval fougueux est heureux de voir son grand ami si sage». Non, Nicolas Sarkozy ne s'est pas cru dans «Lucky Luke dans le Golfe». Il répondait,
selon l'envoyé spécial de «Libération», à une amabilité du roi Abdallah d'Arabie saoudite, qui lui avait lancé en juin à Paris: «Le président Sarkozy ressemble à un pur-sang fringant et fougueux mais, comme tous les pur-sang, il devra accepter l'épreuve des rênes pour trouver l'équilibre.» Une petite incongruité dans une visite officielle «au triple galop».
Quand «Libération» parle contrats,
«Le Parisien» préfère discuter mariage. L'envoyé spécial du quotidien raconte d'abord la petite soufflante infligée par le président de la République: «Ne comptez pas sur moi pour confirmer ou infirmer. Ma réponse c'est: pas de commentaire. (…) Arrêtez donc de vous intéresser à ma vie privée.»
«Il y avait trois cents personnes devant la porte!»
Après le bâton, la carotte. L'envoyé spécial du «Parisien» raconte que, quelques instants plus tard, cigare aux lèvres, Nicolas Sarkozy est beaucoup plus détendu: «Samedi, à Paris, nous sommes allés au restaurant avec Carla. A la sortie, il y avait trois cents personnes devant la porte! J'aurais préféré qu'il n'y en ait que trente…» Ce serait trop triste qu'il n'y ait personne…
Des considérations qui n'ont pas
effleuré l'envoyé du «Figaro», qui a préféré s'étendre sur le rôle «civilisateur» des grandes religions, évoqué par Nicolas Sarkozy dans un discours devant le Conseil consultatif saoudien.
P. K.