Affaire Fillon: Publihebdos assure «ne pas avoir les moyens» de passer en revue ses archives pour trouver des articles sur Penelope Fillon

PENELOPEGATE La justice a demandé aux journaux de chercher dans leurs archives des traces d'un emploi public de Penelope Fillon entre 1998 et 2016, un travail colossal...

L.G. avec AFP

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Penelope Fillon, lors d'un meeting de campagne de son mari, le 29 janvier 2017, à Paris.

Penelope Fillon, lors d'un meeting de campagne de son mari, le 29 janvier 2017, à Paris. — Christophe Ena/AP/SIPA

Pas les moyens humains et financiers pour s’atteler à une telle tâche. « Pour répondre au mieux à sa demande, Publihebdos a fait savoir au juge (Serge) Tournaire qu’il tient à la disposition de la justice sa collection d’archives et rappelle qu’elles sont publiques dans le cadre du dépôt légal, disponible auprès de la BNF (Bibliothèque nationale de France) », a expliqué le groupe sur le site qu’il édite, www.actu.fr. « Publihebdos précise être dans l’incapacité de fournir précisément les éventuels articles et ne pas avoir les moyens de mener ces recherches colossales qui portent sur des centaines de milliers de pages (dont la plupart ne sont pas numérisées) publiées dans plusieurs journaux durant cette période de 18 ans. »

Hier, plusieurs hebdos sarthois du groupe, à savoir L’Action Républicaine, Le Perche, Les Nouvelles de Sablé, L’Orne Hebdo et Le Petit Courrier-L’Echo de la Vallée du Loir, ont reçu une « lettre du pôle financier de Paris », leur demandant des archives prouvant la présence de Penelope Fillon sur le terrain, dans l’affaire de ses possibles emplois fictifs.

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Soupçons d’emploi fictif

Les juges cherchent à présent à savoir si elle a bien occupé des fonctions publiques dans la circonscription de son mari puis de Marc Joulaud, l’ex-suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale, également mis en examen pour détournement de fonds publics.

Penelope Fillon a été mise en examen le 28 mars pour « complicité et recel de détournement de fonds publics », « complicité et recel d’abus de biens sociaux » et « recel d’escroquerie aggravée ». Elle est soupçonnée d’avoir bénéficié avec deux de ses enfants d’emplois fictifs à l’Assemblée nationale dans une période s’étalant de 1986 à 2013, notamment pour assister son mari, rémunérés par de l’argent public.