Penelope et François Fillon, le 25 novembre 2016 à Paris.
Penelope et François Fillon, le 25 novembre 2016 à Paris. - SIPA

L’enquête se poursuit après l’élimination de François Fillon dimanche. Sa femme Penelope mise en examen le 28 mars pour « complicité et recel de détournement de fonds publics », « complicité et recel d’abus de biens sociaux » et « recel d’escroquerie aggravée », est toujours dans le viseur de la justice.

Plusieurs hebdomadaires sarthois du groupe Publihebdos ont reçu une réquisition leur demandant des archives prouvant la présence de Penelope Fillon sur le terrain, dans l’affaire de ses possibles emplois fictifs, a annoncé Actu.fr, un site édité par le groupe. Elle est soupçonnée d’avoir bénéficié avec deux de ses enfants d’emplois fictifs à l’Assemblée nationale dans une période s’étalant de 1986 à 2013, notamment pour assister son mari, rémunérés par de l’argent public.

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Recherche de preuves médiatiques

Samuel Quignon, rédacteur en chef du Petit Courrier-L’Echo de la Vallée du Loir, qui appartient à Publihebdos, a confié à l’AFP qu’ils avaient reçu une « lettre du pôle financier de Paris » ce mardi. La justice demande aux journaux concernés, à savoir L’Action Républicaine, Le Perche, Les Nouvelles de Sablé, L’Orne Hebdo et Le Petit Courrier-L’Echo de la Vallée du Loir, de lui fournir « tout article publié évoquant Penelope Fillon et notamment tout article relatant sa participation à des événements locaux (inaugurations, cérémonies officielles, visites d’hôpitaux, de maisons de retraite, vernissages, concours divers, etc) publié entre 1998 et 2016 », a indiqué Samuel Quignon.

Les juges cherchent à présent à savoir si des archives de journaux peuvent prouver sa présence sur le terrain sarthois, dans la circonscription de son mari puis de Marc Joulaud, l’ex-suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale, tous deux mis en examen pour détournement de fonds publics.

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