CONFERENCE DE PRESSE - Devant les quelque 600 journalistes conviés mardi aux voeux du Président...
«Si les autres ont échoué, c'est que leur stratégie n'était pas la bonne.» Devant les quelque 600 journalistes conviés mardi aux voeux du Président transformés en conférence de presse, Nicolas Sarkozy a assumé et défendu sa «politique de civilisation», une expression qui est loin de faire l'unanimité mais qui n'est qu'une suite logique de sa campagne électorale menée sur ses notions de valeurs et de rupture. Ce projet de civilisation, le candidat à l'élection présidentielle l'avait déjà évoqué dans une interview accordée à 20 Minutes le 16 avril 2007.
Mardi, il a rappelé qu'il comptait «changer nos façons de produire, de travailler, d'apprendre, de vivre...» pour tenir des bouleversements économiques, sociologiques, technologiques... Et d'assurer qu'il y aura la France de Sarkozy, comme il y a eu la France «de la Renaissance» ou celle «des Lumières».
Toutes les questions
Au cours d'un discours de 45 minutes, un peu laborieux sur la forme, le Président a surtout cherché à donner du sens à son action et a tracé les grandes lignes de son programme en 2008. Très en forme, il s'est ensuite livré à son exercice favori: le question-réponse avec les journalistes. L'occasion pour lui de reprendre la main alors qu'il traversait une période difficile, et de répondre à toutes les questions, y compris sur sa vie privée.
Pas une seule fois, le chef de l'Etat n'a été mis en difficulté par les questions concernant plus le style de la présidence que les sujets de fond. Pourtant, le président a eu la mémoire courte quand il a assuré ne jamais avoir traité son Premier ministre de collaborateur. Et il n'a pas eu peur de se contredire quand il a assuré qu'il «n'attache pas d'importance» aux mots pour expliquer, quelques minutes après que «chaque mot compte».
Hormis ces faux-pas, Nicolas Sarkozy a démontré mardi, qu'il était capable de reprendre la main très rapidement, même si son catalogue d'annonces manquait de précisions. En tout cas, il n'est pas prêt à ralentir la cadence: «L'urgence est partout et je ne trouve pas qu'on va trop vite.»
David Carzon