CONFERENCE DE PRESSE - Le président de la République s'est exprimé pendant plus de deux heures...
Mardi matin, Nicolas Sarkozy a fait sa conférence de presse de rentrée ce mardi matin, à partir de 10h. Pouvoir d'achat, vie privée : tous les sujets ont été abordés par le chef de l'Etat.
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12h14: Fin de l'intervention après plus de deux heures de discussion parfois animée avec les journalistes. Celui de 20minutes.fr n'a malheureusement pas pu poser les questions que vous lui aviez transmises.
12h13: NS promet de nouvelles conférences de presse, deux ou trois fois par an «parfois de façon moins solennelle». «La parole présidentielle rare fuit les responsabilités.» Un Président doit «rendre des comptes», admet-il.
12h11: Foire d'empoigne pour la dernière question. Il dit être en contact avec les principaux dirigeants du monde pour réformer le G8 et le conseil de sécurité de l'ONU.
12h06: «Je n'ai donné aucune instruction» à aucun organe de presse pour couvrir ma vie privée, précise-t-il à une journaliste de BFM TV qui lui reproche un étalage de sa vie intime.
Revenant sur son salaire, il se défend : «Je suis le seul à demander à la cour des comptes de vérifier le budget de l'Elysée», «le premier à avoir demandé au Parlement de fixer le salaire du Président».
«Qu'est-ce que je préfère? Que j'utilise un avion aux frais du contribuable?» répond-il pour justifier l'utilisation d'un avion de Vincent Bolloré pour ses vacances vers l'Egypte. «Je vais vous dire un truc : j'assume.»
12h04: NS promet d'aller en banlieue début février avec Fadela Amara pour y présenter son projet pour les quartiers.
12h01: NS nie que les enfants sans-papiers sont traités comme des criminels. Un centre de rétention n'est pas une prison, selon lui. «Si ne pas avoir de papiers donne le droit de rester en France, pourquoi certains étrangers chercheraient-ils à être régularisés?», interroge-t-il. La politique de l'Immigration sera jugée en fonction du nombre d'expulsions et non pas le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux. Selon lui, la politique de l'Immigration en Espagne et en Italie est proche de la sienne.
11h57: La crise des subprimes «ne change rien» au diagnostic sur les mesures à prendre pour l'économie française. «Président de la République, ce n'est pas un boulot pour inquiets. J'en connais un plus calme : éditorialiste», attaque-t-il.
11h53: «Je vous donne le sentiment d'être déprimé?» répond NS à une journaliste qui lui demande quel regard il porte sur les premiers mois de son action présidentielle. «L'authenticité se lit sur mon visage (...) personne ne m'a pris le doigt dans le pot de confiture du mensonge».
11h49: NS n'a pas parlé des élections municipales de mars car, selon lui, cela n'intéresse pas les Français aujourd'hui. Il dit toutefois qu'il s'engagera pour mobiliser l'électorat de son côté. Mais le vrai jugement des Français sur la présidence interviendra «à la fin du premier quinquennat».
11h48: L'évaluation ne concernera pas que les ministres mais également l'ensemble des administrations.
11h43: Le pouvoir d'achat n'est pas la seule «préoccupation concrète» des Français. Ecole, peur dans le métro, hôpitaux : NS justifie le «concret» de sa «politique de civilisation».
11h42: Interrogé pour savoir s'il souhaite la fin des 35 heures, NS répond «oui».
11h39: Pourquoi NS ne soulève-t-il pas autant l'enthousiasme que Léon Blum et De Gaulle? NS répond que «ça se discute». Petit cours d'histoire: pour lui, le Léon Blum «génial» est celui de 1920, du Congrès de Tours, qui a vu la menace du communisme et pas celui du Front populaire de 1936.
11h34: «Vous faites mon pouvoir personnel», lance NS à «Libération» qui consacre de nombreuses Unes au président de la République. «Les ministres ne sont pas en sursis», répond également NS qui dit «payer cash» chacune de ses erreurs.
11h32: Laurent Joffrin de «Libération» demande s'il ne s'agit pas d'une monarchie élective. Une question qualifiée ironiquement de «modérée» par NS. «Je ne suis pas le fils illégitime de Jacques Chirac», continue NS qui rappelle qu'il a été élu démocratiquement et n'a pas reçu le pouvoir par hérédité.
11h31: «Je veux que l'élite française ressemble à la société française.» La diversité sera dans le préambule de la Constitution.
11h29: Question sur le terme «discrimination positive». «Les questions de vocabulaire ne m'intéressent pas». «Je retire bien volontiers le nom si l'on en garde l'idée», répond-il, rappellant son attachement à la «diversité» dans la magistrature ou la préfectorale.
11h27: NS défend son idée de pouvoir parler devant le Parlement français. Aujourd'hui, rappelle-t-il, il peut d'ores et déjà délivrer un message que les députés doivent écouter debout sans en débattre. «Heureusement que le ridicule ne tue plus».
11h24: Question sur l'audiovisuel public extérieur posée par une journaliste de RFI. Une piste serait de créer un label France-Monde, une holding qui regrouperait France 24, TV5 et RFI. Une marque publique doit parler français (contrairement aux chaînes anglophone et arabophone de France 24).
11h21: NS est interrogé à nouveau sur Kadhafi. Il nie le faste mais dit qu'une fois la décision de le recevoir avait été prise, il fallait l'assumer pour ne pas «l'humilier». Concernant les félicitations à Vladimir Poutine, il le justifie par la popularité incontestable du leader russe qui aurait élu en Russie avec ou sans fraudes.
11h20: NS dit s'interdire de penser à un second mandat.
11h15: Question d'Anita Hausser de LCI sur les priorités de NS... qui ne comprend pas trop car «tout se tient». «Ce n'était pas tout à fait votre question mais c'est tout à fait ma réponse». Une phrase digne de Georges Marchais.
11h11: «Je me lève le matin, je me couche le soir». NS se veut un homme comme les autres. Avec Carla Bruni, «c'est du sérieux, mais ce n'est pas le JDD qui fixera la date (du mariage). Vous l'apprendrez sans doute lorsque ce sera déjà fait.» Est-ce déjà fait? NS ne répond pas.
11h07: Question attendue sur le mariage avec Carla Bruni. C'est France 24 qui s'y colle. NS ironise : «Merci de la poser qu'en deuxième position.» «Président de la République, ça ne donne pas droit au bonheur mais pas à moins non plus.» NS se démarque de «l'hypocrisie et du mensonge» de ses prédécesseurs. «Voilà ce qui était recouvert d'une chape de plomb» ne l'est plus. Il attaque Mitterrand qui allait en vacances en secret également en Egypte «avec avion présidentiel». «Avec Carla, nous avons décidé de ne pas mentir.»
11h03: «Un journaliste digne de ce nom ne donne pas ses sources», admet NS qui dit préférer l'excès de critiques à l'absence de critiques.
«Ce n'est pas parce qu'on est journaliste qu'on peut faire n'importe quoi», dit-il en référence aux journalistes emprisonnés actuellement au Niger. Il appelle les journalistes à plus de prudence à l'étranger. Le problème de la presse, selon NS, est un problème avant tout de distribution et non de concentration.
11h01: NS présente ses voeux «sincères» finalement à la fin même si les journalistes ont l'air «heureux». L'une des journalistes présente lui souhaite «santé, amour et réussite pour vous et tous les Français». NS ironise sur l'ordre des voeux. Place aux questions. La première porte sur la protection des sources des journalistes.
10h58: «Charivari ridicule» sur la venue de Kadhafi en France. NS veut en effet une «diplomatie de la réconciliation» et partager le nucléaire civil. NS ne regrette pas d'avoir tenté de parler avec la Syrie, avec Hugo Chavez. Il se dit content de la conférence sur le Darfour et le financement de l'Autorité palestinienne, organisés à Paris.
10h56: NS veut se battre pour la «diversité» et non la démocratie. Pourquoi? Afin d'échapper aux accusations de néo-colonialisme, répond-il. Il faut défendre le Liban et Israël car ce sont des «symboles de la diversité». Place aux musulmans de France qui «doivent pouvoir exercer leur religion comme les autres».
10h54: Les quotas sont «la seule solution» dans la politique de l'immigration. Celle-ci doit être débattue chaque année devant le Parlement. «Pourquoi d'un côté les hystériques de l'immigration zéro et de l'autre ceux de la générosité absolue?» s'interroge-t-il.
10h53: Les missions du FMI et de la Banque mondiale doivent «être repensées».
10h52: Il faut réorganiser les instances de gouvernance internationale. NS attaque le principe du G8 qui ne «correspond plus au monde d'aujourd'hui» et préférerait un G13. Il veut que l'Inde, le Japon, l'Allemagne et un «grand pays africain» deviennent membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.
10h50: NS justifie sa visite à Alger et le maintien des troupes françaises en Afghanistan. «On aurait eu l'air malin» si le contraire avait été décidé quelques jours avant l'assassinat de Benazir Bhutto.
10h49: NS veut une politique commune européenne sur l'immigration, la Défense, l'environnement et l'énergie.
10h47: La France va prendre des initiatives pour moraliser le capitalisme, notamment lorsqu'elle aura la présidence de l'UE. La «préférence communautaire» est souhaitable selon lui. Sinon, il fallait laisser faire «l'Europe économique anglo-saxonne».
10h45: La Caisse des dépôts va devenir l'outil qui protègera les intérêts économiques fondamentaux de la France. «Nos entreprises, on va les défendre», clame-t-il, prenant en exemple la politique économique américaine. Le «capitalisme financier a besoin d'être moralisé», dit-il, citant en exemple la crise des subprimes.
10h44: «J'attends les critiques avec intérêt» lance NS, concernant sa réforme des dispositifs de participation. Son objectif : contrer les fonds spéculatifs «agressifs» sans logique économique.
10h42: Participation et intéressement doivent être étendus à toutes les entreprises même celles qui comptent moins de 50 salariés. Une réforme de la taxe surr les bénéfices sera menée pour ces dernières afin de faciliter l'extension des dispositifs d'intéressement. Une réforme très gaulliste.
10h39: NS veut que les salariés ne soient pas privés de la part qui leur revient dans le succès d'une entreprise. Rééquilibrer le fruit des bénéfices entre salariés et actionnaires. Comme déjà annoncé, les exonérations de charges seront conditionnées à des revalorisations salariales. «Je serai le prisonnier d'aucun lobby» : clin d'oeil au Medef.
10h38: NS veut que les structures hospitalières puissent accueillir davantage les personnes âgées.
10h35: Réorganisation «majeure» de l'audiovisuel public. Rumeurs dans la salle. Le cahier des charges doit être revu «profondément» et la publicité supprimée. Une taxe sur les revenus publicitaires des télévisions privées et sur internet pourraient remplacer le manque à gagner.
10h32: Une «réponse française» à la question de la Ville est nécessaire. Il faut réfléchir à l'avenir du Grand Paris sous l'angle de l'urbanisme et de l'architecture, des «leviers profonds d'une politique de civilisation». NS veut s'impliquer «personnellement» dans ces chantiers. Paris doit à nouveau fasciner : NS promet des chantiers architecturaux majeurs.
10h31: «Le succès, y'a un truc qui est louche». Encore une pensée commune en France que NS entend combattre.
10h29: «Touche pas à mon avantage, à ma rente, touche à rien et change tout». NS imite les personnes qui, selon lui, profiteraient d'une rente de situation et contre lesquelles il entend mener sa politique de réforme.
10h28: Les 10 premiers grands projets universitaires seront lancés en 2008. NS promet des «résultats concrets».
10h27: NS immite les anciens ministres de l'Education et responsables politiques : «ne parle pas de réforme, on va encore avoir une manifestation». Un style.
10h25: Place à l'école. Reprenant sa lettre aux professeurs, NS veut donner la priorité à l'école primaire. Selon lui, cela permettra de régler les problèmes au collège.
10h23: NS est prêt à faire jouer la clause de sauvegarde si les OGM sont reconnus comme potentiellement dangereux.
10h21: NS veut de nouveaux indicateurs de richesse et plus seulement le Produit National Brut (PNB). Selon lui, le quantitatif doit être pris en compte en plus du qualitatif. Des experts doivent réfléchir à de nouveaux indicateurs, dont Amartya Sen et Joseph Stiglietz, deux prix Nobel de l'économie.
10h19: Le rôle du Parlement sera revalorisé en 2008 grâce à une meilleure maîtrise de son ordre du jour. De nouveaux droits fondamentaux doivent exister en plus dans le préambule de la Constitution : respect de la diversité, bioéthique, égalité hommes-femmes... Simone Veil doit présider une commission qui réfléchira à ces droits à ajouter au texte fondamental.
10h18: «Pouvoir d'achat» est prononcé pour la première fois. Au coeur du... «projet de civilisation».
10h16: Alzheimer, banlieues, dépendance sont «des problèmes posés à notre civilisation». Quelques petites réformes et des crédits ne suffisent pas. «J'ai été élu pour que ça marche», contrairement aux politiques menées par ses prédécesseurs.
10h14: «L'urgence est partout». NS s'étonne de ceux qui se demandent s'il ne va pas trop vite.
10h11: La politique de la civilisation, c'est la «politique de la vie, la politique nécessaire pour reconstruire des repères, des normes, des critères». Les Droits de l'homme en sont issus, comme la Sécurité sociale ou l'école de Ferry. Il faut réconcilier, selon NS, «identité et modernité».
10h08: Amour, humanisme, respect de soi, des autres, de la différence, morale, autorité : NS veut remettre «l'homme au coeur de la politique»
10h07: Ça commence. Nicolas Sarkozy (NS) veut préciser ce qu'il entend par «politique de civilisation».
9h45: La plupart des ministres sont déjà présents à l'Elysée.
9h35: Un important dispositif de sécurité est en place rue du faubourg Saint-Honoré. Une queue de près de 100 mètres de long attend devant le porche de l'Elysée. Ambiance des grands jours.
Alexandre Sulzer