A Châteauroux, Mélenchon se félicite d'«horoscopes favorables» et assure qu'il «saura» gouverner

PRESIDENTIELLE Malgré sa verve et son enthousiasme, le candidat de La France insoumise a tout de même admis qu’il était fatigué lors de ce déplacement…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, a tenu un meeting à Deols dimanche 2 avril 2017.

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, a tenu un meeting à Deols dimanche 2 avril 2017. — AFP

Le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon s’est réjoui dimanche d'« horoscopes favorables » et d’une « vague qui se lève », assurant que « s’il faut gouverner », il « saura » le faire, lors d’un meeting à Châteauroux (Indre) largement axé sur la santé.

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« Depuis quelques jours, les horoscopes sont favorables »

« Vous sentez bien, les amis, que la vague se lève », a affirmé le candidat qui progresse dans les sondages, à 21 jours du premier tour. « S’il faut gouverner, nous saurons le faire » et « dès le premier jour, il y aura l’équipe qu’il faut », a-t-il affirmé devant quelque 3 000 personnes, selon son entourage. « C’est comme le printemps, on ne le voit pas et tout à coup, tchiouf ! il y a des fleurs », a ajouté le candidat, estimant que son programme était « massivement porté par le peuple » et relevant que « depuis quelques jours, les horoscopes sont favorables ».

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« Je suis très fatigué »

Malgré sa verve constante lors d’un discours de près de deux heures, le candidat a fait une confession inattendue sur les effets de la campagne. Interrompu par un de ses sympathisants, il a lancé : « Ami, je te demande amicalement de te taire car, sinon, je perds le fil de ce que je dis. Je suis très fatigué. »

Dans l’un des départements les plus touchés par la désertification médicale, il a consacré une large partie de son discours à la santé, « question de premier plan ». « Nous sommes menacés d’un véritable krach sanitaire », a-t-il affirmé, évoquant notamment des « défis sanitaires totalement nouveaux », un système de soins « en voie de dislocation » et dénonçant « ce qu’il y a dans la tête des décideurs, une vision absolument absurde, mercantile » de la santé.

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