Parlement européen: Antonio Tajani condamne les «phrases racistes, inacceptables» du président de l'Eurogroupe

REACTIONS Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a jugé, ce mercredi, « inacceptables » les phrases « racistes et sexistes » du président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem...

20 Minutes avec AFP

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Le président du groupe des 19 pays de la monnaie unique, Jeroen Dijsselbloem

Le président du groupe des 19 pays de la monnaie unique, Jeroen Dijsselbloem — John MACDOUGALL AFP

Visiblement ça ne passe pas pour le président du Parlement européen Antonio Tajani. Ce dernier a vigoureusement condamné, ce mercredi, les propos controversés du président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem sur les pays du Sud de l’Europe.

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Ce dernier a déclaré, mardi 22 mars, que les pays du Sud de l’Europe dilapidaient leur argent en « schnaps » et en « femmes ». Une sortie qui lui a valu de virulentes réactions de la part de nations telles que la Grèce, l’Espagne, l’Italie ou encore le Portugal, des pays où les effets de la crise financière se font fortement ressentir.

Dijsselbloem ne démissionnera pas

« Prononcer des phrases racistes et sexistes, c’est une faute (…) c’est inacceptable, surtout quand on a un rôle important à jouer. Moi, je n’aurais pas dit une phrase pareille », a tonné Antonio Tajani après les propos du Néerlandais Dijsselbloem.

Le Premier ministre socialiste du Portugal, Antonio Costa, a notamment appelé le président de l’Eurogroupe à démissionner, tout comme l’ancien chef du gouvernement italien Matteo Renzi. Si Jeroen Dijsselbloem a dit « regretter » ses mots, il a assuré, ce mercredi, dans un communiqué, qu’il ne comptait pas « démissionner ».