Assistants parlementaires du FN: Marine Le Pen a refusé d'être entendue par la police

JUSTICE Elle a indiqué qu’elle ne se rendrait à aucune convocation policière ou judiciaire jusqu’aux élections législatives des 11 et 18 juin…

20 Minutes avec AFP

— 

Marine Le Pen dans l'Emission Politique le 9 février 2017 sur France 2.

Marine Le Pen dans l'Emission Politique le 9 février 2017 sur France 2. — THOMAS SAMSON / AFP

Elle n’a pas daigné se rendre dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre. Marine Le Pen était convoquée mercredi pour être entendue par les enquêteurs dans l’affaire des assistants d’eurodéputés de son mouvement. Mais la présidente du Front national a refusé d’être entendue, ont indiqué vendredi deux sources proches de l’enquête.

Comme l’a également révélé Le Monde, la candidate à la présidentielle était convoquée le même jour que sa cheffe de cabinet Catherine Griset, qui a ensuite été mise en examen pour recel d’abus de confiance. Le garde du corps de Marine Le Pen, Thierry Légier, a aussi été placé en garde à vue mercredi mais il est ressorti sans mise en examen.

« Il faut revenir à un usage républicain qui est celui d’une trêve »

Marine Le Pen a indiqué par courrier qu’elle ne se rendrait à aucune convocation policière ou judiciaire jusqu’aux élections législatives des 11 et 18 juin. « Il faut revenir à un usage républicain qui est celui d’une trêve (judiciaire). Que ces auditions aient lieu après les élections », a déclaré l’avocat de Marine Le Pen, Me Rodolphe Bosselut, s’étonnant d’une « subite précipitation » des investigations à deux mois de la présidentielle.

>> A lire aussi : La justice «ne doit pas perturber» la présidentielle, estime Marine Le Pen

« L’enquête n’est pas nouvelle, qu’est-ce qui empêchait d’ouvrir une information judiciaire après la remise du rapport de l’Olaf (l’organisme antifraude de l’Union européenne) cet été et d’entendre les protagonistes à l’automne ? Il y avait toute latitude pour le faire avant », a-t-il argumenté.