POLITIQUE - Les politiques réagissent peu aux photos montrant Carla Bruni et Nicolas Sarkozy ensemble, prises ce week-end...
A gauche ou à droite, la consigne est claire: on ne fait pas de commentaires sur la
publication de photos montrant l’ex-top Crala Bruni et Nicolas Sarkozy ensemble à Disneyland. «Il n'y a pas de commentaire à faire», a ainsi réagi le porte-parole de l'UMP, Yves Jego, lors du point de presse hebdomadaire de l'UMP.
Silence ou ironie
Interrogé sur «l'exposition médiatique de la relation» entre la chanteuse et le président de la République, le porte-parole a répondu laconiquement: «je ne juge pas du procédé des journaux et des médias». Plus tôt, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, invitée sur Canal , s'est également refusée à tout commentaire, observant simplement «elle chante bien, Carla».
«Cela ressemble de plus en plus à un épisode supplémentaire des aventures la principauté de l'Elysée», a réagi le Parti socialiste. «C'est le choix du président de la République de mettre en scène avec la même intensité ses choix politiques comme ses choix privés, nous ne partageons pas cette conception du rôle du président», a affirmé l'eurodéputé Benoît Hamon, parlant au nom du PS, lors du point de presse hebdomadaire du parti.
Hasard ou convocation de la presse?
Selon lui, «Nicolas Sarkozy, manifestement, ne fait aucune différence entre ce qui relève de la vie privée et de la vie publique», et «puisqu'au sommet de l'Etat ces barrières ne sont pas mises, il revient au Parti socialiste de poser des règles et de ne pas commenter ce qui relève d'une affaire privée». De son côté, le premier secrétaire du PS François Hollande s'est refusé à commenter les photos. «Je n'ai pas de commentaire à faire. Ou la presse y était par hasard, ou elle avait été convoquée», a-t-il déclaré sur RMC/BFM-TV.
«De toute façon c'est leur vie soit ils ont décidé de l'afficher, je crois que c'est plutôt cette hypothèse, soit ils ont droit à la protection de leur intimité», a-t-il poursuivi. «Dans les deux cas, je n'ai rien à dire. On a droit à une intimité et on a droit aussi, à un moment, à parfois la faire apparaître. Je ne sais pas dans quel cas de figure nous nous trouvons aujourd'hui avec ces photos prises à Disneyland», a conclu le numéro un socialiste dont la séparation d'avec Ségolène Royal avait été largement commentée dans la presse.
Sa. C. avec agence