VIDEO. Bernard Cazeneuve fait des adieux émus à l'Assemblée nationale

AU REVOIR « C’est pour moi un moment d’émotion, ça fait plus de 20 ans que j’ai eu l’occasion d’être à vos côtés pour de multiples débats où nous nous sommes opposés »…

20 Minutes avec AFP

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Bernard Cazeneuve a fait ses adieux à l'Assemblée nationale

Bernard Cazeneuve a fait ses adieux à l'Assemblée nationale — FRANCOIS GUILLOT / AFP

Une dernière très applaudie. Bernard Cazeneuve, qui ne se représente pas aux législatives en juin, a fait ses adieux à l'Assemblée nationale ce mercredi, lors de sa dernière séance des questions au gouvernement.

« C’est pour moi un moment d’émotion, ça fait plus de 20 ans que j’ai eu l’occasion d’être à vos côtés pour de multiples débats où nous nous sommes opposés. Et où parfois aussi nous avons contribué à faire œuvre législative ensemble », a déclaré Bernard Cazeneuve, qui avait déjà fait ses adieux au Sénat mardi.

« Je voudrais dans cette circonstance particulière remercier l’ensemble des députés de tous les bancs pour la qualité du travail qui a été accompli, dire la grande fierté qui a été la mienne de pouvoir contribuer à ce travail », a poursuivi le Premier ministre.

Une concorde de courte durée

« Dans ces années d’exercice du travail parlementaire, comme ministre ou comme député, j’ai toujours essayé de faire au mieux mais chacun sait que, face à la rudesse des choses et des défis, quand on essaie de faire au mieux on n’est jamais sûr de bien faire », a ajouté l’élu de la Manche, député entre 1997 et 2002 puis depuis 2007.

« Et je voudrais vous dire aussi l’immense fierté qui a été la mienne d’être si longtemps à vos côtés », a conclu Bernard Cazeneuve, salué par les applaudissements de tous les bancs et une ovation debout à gauche.

Les dernières séances de questions au gouvernement du quinquennat se tiendront mardi et mercredi prochain, mais Bernard Cazeneuve sera en voyage officiel en Chine.

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La concorde n’a guère duré dans l’hémicycle puisque dès la question suivante, Jean-Charles Taugourdeau, député LR de Maine-et-Loire, a accusé le Premier ministre de « faire du clientélisme et de mettre les Français en colère par calcul politique pour garder le pouvoir ».

« Avant de nous quitter, une seule question s’impose : aimez-vous vraiment la France ? », a lancé l’élu de droite.

Le ministre des Finances Michel Sapin a fait part de son indignation : « Quel contraste entre la dignité et l’émotion de l’intervention du Premier ministre et les mots que vous avez prononcés ! Quelle peine pour vous de ne pouvoir parler de la France, qu’avec ces termes-là ! », a-t-il tancé.