Présidentielle: Le Pen ne propose plus le retour de la peine de mort, mais les Français pourront la rétablir par référendum

ELECTION La présidente du FN préfère « la perpétuité réelle »…

20 Minutes avec AFP

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La présidente du Front national Marine Le Pen

La présidente du Front national Marine Le Pen — VLADIMIR SIMICEK / AFP

Marine Le Pen fait-elle volte-face ? La présidente du Front national ne proposera plus dans son projet présidentiel 2017 le rétablissement de la peine de mort, y préférant la « perpétuité réelle », a déclaré la candidate FN ce mercredi. Elle s’était pourtant dite par le passé favorable « à titre personnel » à la peine capitale.

« J’intègre dans mon projet la perpétuité "réelle", je m’engage auprès des Français à mettre en œuvre la perpétuité réelle, mais je crée le référendum d’initiative populaire… », a répondu Marine Le Pen lors de l’émission Questions d’Info (LCP-AFP-Le Monde-France Info).

« Un référendum d’initiative populaire »

Elle a ensuite confirmé qu’elle retirait la proposition du retour de la peine de mort, « quitte à ce que les Français la rétablissent via un référendum d’initiative populaire », un dispositif qu’elle propose et pour lequel 500.000 signatures sont nécessaires. « Avec 500.000 signatures, les Français pourront se saisir de n’importe quel sujet, je vais élargir le champ d’action possible du référendum », a-t-elle promis. Le « seuil est très bas ». « Cette démocratie directe à laquelle je tiens est un des engagements pour rendre la parole au peuple », a souligné la candidate à la présidentielle.

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Plus tard, Marine Le Pen s’est dite « totalement libre par rapport au projet du FN ». Son projet présidentiel, dévoilé samedi et dimanche à Lyon lors d'« Assises présidentielles », ne sera « pas le projet du FN », selon elle.

Le FN a défendu depuis son abrogation, en 1981, le rétablissement de la peine de mort. Il faisait partie du programme du parti lors de la présidentielle 2002 et 2007, lorsque Jean-Marie Le Pen était candidat. En revanche, lorsque Marine Le Pen s'est présentée en 2012, elle ne réclamait plus le rétablissement de la peine de mort, mais déjà un référendum pour appeler les Français à trancher sur ce débat.

Toutefois, au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, la patronne du FN avait clamé son attachement à la peine de mort : « Je pense que la peine de mort doit exister dans notre arsenal juridique, à charge évidemment pour les jurés, pour les crimes les plus odieux, de pouvoir faire ce choix. »