Le Sénat, illustration
Le Sénat, illustration - LIONEL URMAN/SIPA

L’état d’urgence a été prolongé jusqu’au 15 juillet en raison d’une menace terroriste « sans précédent », le Sénat ayant largement approuvé jeudi sa 5e prolongation depuis le 13 novembre 2015. Ce vote arrive quelques jours après celui de l’Assemblée nationale.

La France connaîtra donc sa plus longue période d’état d’urgence ininterrompue -20 mois- depuis la création de ce régime d’exception pendant la guerre d’Algérie.

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Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux a rappelé la nécessité de voter dès à présent cette prolongation afin d’éviter une interruption automatique de l’état d’urgence le 22 décembre, quinze jours après la démission du gouvernement Valls. « Nous avons considéré qu’il y avait urgence et que la sécurité des Français ne pouvait souffrir que l’on temporise », a-t-il dit.

« Nous commettrions une grave erreur si nous devions baisser la garde »

« La menace n’a pas baissé d’intensité, et nous commettrions une grave erreur si nous devions baisser la garde », a-t-il ajouté. Il a aussi souligné que « l’intense période électorale dans laquelle nous entrons accroît encore le risque de passage à l’acte des terroristes ».

« La menace terroriste a atteint un niveau sans précédent depuis la guerre d’Algérie », a jugé le président de la commission des lois Philippe Bas (LR). « Avant de songer à sortir de l’état d’urgence, il faut sortir du terrorisme », a-t-il dit.

Durci par le Parlement depuis un an, le régime permet des assignations à résidence, perquisitions administratives, interdictions de cortèges, contrôles d’identité, et fouilles de bagages et de véhicules, fermetures de lieux de réunion.

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