VIDEO. Remaniement: Bruno Le Roux, le ministre de l'Intérieur, fait la tournée des forces de sécurité

POLITIQUE Il succède à Bernard Cazeneuve parti à Matignon...

20 Minutes avec AFP

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Le nouveau ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, a rencontré des membres de la Brigade rapide d'intervention le 6 décembre 2016.

Le nouveau ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, a rencontré des membres de la Brigade rapide d'intervention le 6 décembre 2016. — F.MORI/AP/SIPA

Il avait surbooké sa soirée. Mardi soir, le nouveau ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, a passé en revue les forces de sécurité. Après un passage de témoin avec Bernard Cazeneuve place Beauvau, il s’est rendu à la Préfecture de police de Paris, puis à la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), au Groupement de gendarmerie et enfin au Service départemental d’incendie et de secours. Il a promis de poursuivre « les actions engagées » par son prédecesseur.

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« Pour réussir, il faut de la pondération, de l’humilité » et « le sens de l’État », a indiqué le ministre dans la cour de l’hôtel Beauvau qui abrite le ministère de l’Intérieur. « Je poursuivrai, avec ma sensibilité, celle d’un élu de Seine-Saint-Denis, les actions engagées », a ajouté l’ancien maire d’Epinay-sur-Seine, dans ce département qu’il a cité comme référence de son expérience.

« J’ai rencontré toutes les composantes » de la sécurité, a dit le ministre aux médias ajoutant qu’il allait se déplacer sur le terrain « fréquemment ». Il a poursuivi sa visite, hors presse, à Epinay et Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

Mardi, il a notamment rencontré des membres de la Brigade d’intervention (BRI), qui se trouve souvent en première ligne de la lutte antiterroriste.

« Héros de la République »

« Pour réussir, il faut de la pondération, de l’humilité » et « le sens de l’État », a indiqué Bernard Cazeneuve, en lui passant le bâton. Il a évoqué les attentats, ces « moments extrêmement douloureux » qui ont « affecté nos compatriotes ». « Dans ces moments, a-t-il dit, les policiers et les gendarmes sont en première ligne » et face « à la violence qui monte (…) en raison de l’uniforme qu’ils portent » sont en outre des « cibles ». « N’hésitez pas à défendre » ces « héros de la République », a conseillé l’ancien ministre de l’Intérieur « car ce sont de grands serviteurs de l’État ».

Interrogé sur le fait qu’il ne serait « que cinq mois » à ce poste, jusqu’à l’élection présidentielle de mai 2017, Le Roux a répondu que « même s’il n’y avait que quelques jours » il sera « là pour assurer la sécurité des Français du matin jusqu’au soir. Je ne compte ni les jours ni les mois ».