VIDEO. Eloge de Fidel Castro: Jack Lang s'interroge sur l'alcoolémie de Ségolène Royal

POLEMIQUE L'ancien maire de Blois n'a pas vraiment tenté d'excuser sa comparse socialiste...

F.F.

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Jack Lang, le 26 juin 2014, à l'Institut du Monde Arabe, à Paris.

Jack Lang, le 26 juin 2014, à l'Institut du Monde Arabe, à Paris. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

L’ancien ministre de l’Education nationale n’a pas fait preuve de fair-play ce lundi matin. Invité de France Inter, Jack Lang ne s’est pas privé d’enfoncer Ségolène Royal et son éloge de Fidel Castro. « Je n’ai pas envie de me livrer à une galéjade mais avait-elle bu un peu trop de rhum en arrivant à La Havane ? » a ironisé le socialiste avant de s’interroger : « Comment peut-on à ce point nier la réalité ? »

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a également réagi ce lundi matin sur FranceInfo : « Les problèmes des droits de l’Homme ils existent », « Cuba a engagé une transition fragile et encore timide. (…) Il y a un accord européen qui est en discussion, (…) dans cet accord, cette question des droits de l’Homme sera clairement évoquée ».

« Il faut savoir regarder les choses positivement même si ça dérange »

La ministre de l’Environnement, numéro trois du gouvernement, a tenu des propos pour le moins polémiques sur Fidel Castro le week-end dernier, lors des funérailles du dictateur cubain. « Grâce à lui, les Cubains ont récupéré leur territoire, leur vie, leur destin. Ils se sont inspirés de la Révolution française sans pour autant connaître la terreur qu’il y a eue pendant la Révolution française », a affirmé la ministre.

Ségolène Royal ne s’est pas arrêtée là. Interrogée sur les violations des droits de l’homme reprochées par l’ONU et l’opposition au régime cubain, la ministre a argumenté « qu’il y avait beaucoup de désinformation » et souligné l’existence sur l’île d’« une liberté religieuse » et d’« une liberté de conscience ». « Il faut savoir regarder les choses positivement même si ça dérange, a-t-elle ajouté, estimant que « la France n’a pas à donner de leçon » à Cuba.

L’ONG Human Rights Watch indique pour sa part que « tout au long du règne de Castro, des milliers de Cubains ont été incarcérés dans des prisons dans des conditions déplorables, des milliers d’autres citoyens ont été harcelés et intimidés, et des générations entières ont été privées de libertés politiques fondamentales ».