Les sept candidats à la primaire de la gauche : Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon,  Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Manuel Valls.
Les sept candidats à la primaire de la gauche : Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Manuel Valls. - Joel Saget et Thomas Samson / AFP

Ils se sont multipliés comme des petits pains, maisle dépôt des candidatures s’est achevé jeudi 15 décembre. Huit hommes et une femme se sont déclarés à la primaire de la Belle alliance populaire. Et deux ont été recalés le samedi 17 décembre. L'élection doit se tenir les dimanches 22 et 29 janvier, et se fera sans l’actuel chef de l’Etat. 20 Minutes vous présente les sept candidats.

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Les candidats confirmés

  • Jean-Luc Bennahmias
Jean-Luc Bennahmias au congrès fondateur de l'UDE le 17 octobre 2015 à Paris

Le président du Front démocrate a été investi candidat à la primaire fin novembre par le conseil national de l’Union des Démocrates et Ecologistes (UDE) de Jean-Vincent Placé. L’ancien secrétaire national des Verts et vice-président du MoDem souhaite « proposer une espérance progressiste ».

  • Benoît Hamon
Le député socialiste Benoit Hamon à l'Assemblée nationale le 4 mai 2016

L’ancien ministre de l’Education est candidat depuis le mois d’août dernier pour « changer de modèle de développement » et de modèle démocratique. Soutenu par une majorité des parlementaires frondeurs, Benoît Hamon souhaite notamment la reprise du « processus continu de réduction du temps de travail », la mise en œuvre d’un « revenu universel d’existence », ou le développement des « formes alternatives entrepreneuriat ».

  • Arnaud Montebourg
Arnaud Montebourg a annoncé dimanche 21 août 2016 à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) sa candidature à l'élection présidentielle de 2017.

L’ancien ministre de l’Economie s’est lancé en août dernier dans la course pour 2017. Mais ce n’est qu’en octobre, qu’il annonce sa participation à la primaire pour présenter un projet anti « austéritaire ». « Un grand programme politique du Made in France pour soutenir avec un Etat fort et protecteur la réindustrialisation et nos PME », « une stratégie de confrontation (avec l’Union européenne) pour une réforme radicale, sans pour autant perdre et abandonner ou sortir de l’euro ».

  • Vincent Peillon
L'ex-ministre de l'Education nationale Vincent Peillon vient d'être nommé professeur associé à l'université de Neuchâtel en Suisse.

L’ancien ministre socialiste de l’Education devrait se lancer à la primaire PS en fin de semaine. « C’est une candidature qui représente le cœur du Parti socialiste, à équidistance de Manuel Valls et des frondeurs », a déclaré l’un de ses soutiens, le député marseillais Patrick Menucci. Cette candidature serait une « bonne nouvelle », selon un membre du gouvernement.

  • Sylvia Pinel
Sylvia PINEL. Manuel Valls, French Prime Minister, held at the Hotel Matignon (Paris, France), March 6, 2015, an interministerial committee to equality and citizenship. Announcement of measures relating mainly social housing, education and social diversity. This committee met fifteen ministers, six of which have a very important role. Photo by Nicolas Messyasz / Sipa Press/NICOLASMESSYASZ_2015_03_06b_565a/Credit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA/1503061905

La candidate du Parti radical de gauche s’était lancée dans la présidentielle sans passer par la case primaire… Avant de changer d’avis. Le renoncement de Hollande a tout changé. « Les radicaux apportent leur pierre à l’édifice du rassemblement et présentent une candidate femme, jeune, qui incarne le renouvellement », a estimé le parti.

  • François de Rugy
François de Rugy le 26 mars 2016 à Paris

Le président du parti Ecologiste ! a lancé officiellement sa campagne en octobre. L’écologiste pro-gouvernement est soutenu par des anciens d’EELV comme Emmanuelle Cosse ou Barbara Pompili. Il entend « peser » sur la primaire en mettant « l’écologie au cœur du projet » de la gauche.

  • Manuel Valls
Manuel Valls

Manuel Valls s’est lancé dans la course lundi à Evry. « Ma candidature est celle de la conciliation, de la réconciliation », « je veux rassembler » la gauche, a-t-il indiqué, précisant qu’il démissionnait de son poste de Premier ministre.

Ils ont été recalés

  • Gérard Filoche
Le socialiste Gérard Filoche donne une discours lors du congrès national du PS le 27 octobre 2012 à Toulouse

L’ancien inspecteur du travail milite depuis plusieurs mois pour une candidature unique de toute la gauche. A défaut, « pour gagner, éliminer Hollande ou Valls, se rassembler, il nous faut rapprocher sur le fond les politiques alternatives que nous proposons. Et arrêter ensemble un projet commun », écrivait-il la semaine dernière à Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, et Marie-Noëlle Lienemann. Il a annoncé samedi 17 décembre auprès de FranceInfo sa volonté de faire « un double recours », au niveau du nombre de parrainages et pour être retenu en tant que candidat hors PS.

  • Fabien Verdier

Cette candidature, annoncée le jeudi 15 décembre, était inattendue. Fabien Verdier, secrétaire national du PS chargé du pôle « production et répartition des richesses », est aussi conseiller municipal de Châteaudun.

  • Les autres

Les candidatures de Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Bastien Faudot (MRC), et Sébastien Nadot (MdP) ont été rejetées en amont. « Tout le monde veut en être. Mais la primaire de la gauche, ça n’est pas open bar. Il faut mettre un peu d’ordre si nous voulons que Macron et Mélenchon puissent participer », a tenté de se justifier Jean-Christophe Cambadélis.

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Ils ont dit « non » à la primaire

Six personnalités ont refusé de participer à la primaire pour se lancer directement à la présidentielle. Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Yannick Jadot (EELV), Emmanuel Macron (En marche !), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, soutenu par le Parti communiste français), et Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste). Marie-Noëlle Lienemann a décidé de retirer sa candidature.

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