Etat d’urgence: François Hollande veut une prolongation «jusqu'à la présidentielle»

SECURITE Il s’agira de la cinquième prolongation de ce régime prévu par la Constitution…

20 Minutes avec AFP

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Le chef de l'Etat François Hollande

Le chef de l'Etat François Hollande — FREDERICK FLORIN / AFP

Manuel Valls l’avait déjà laissé entendre lors d’une interview à la BBC ce dimanche. L’exécutif va demander au Parlement une nouvelle prolongation de l’état d’urgence au-delà de son terme actuel en janvier, a confirmé ce mardi le Premier ministre.

Depuis Marrakech, le président François Hollande a également affirmé qu’il voulait le prolonger « jusqu’à l’élection présidentielle » d’avril-mai 2017, dans une interview accordée à France 24, RFI et TV5 Monde.

« La France doit aussi être lucide sur la menace. C’est pour cela en effet que nous proposerons au Parlement de prolonger l’état d’urgence », avait déclaré dans l’après-midi le Premier ministre lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale, invoquant notamment les élections en 2017. Il s’agira de la cinquième prolongation de ce régime prévu par la Constitution, qui permet notamment des assignations à résidence et élargit les possibilités de perquisitions.

Pas de précision sur la durée envisagée pour cette prolongation

L’exécutif a pris cette décision « parce qu’il y a notre engagement en Irak et en Syrie. Parce qu’il y a ce niveau de menace. Parce que nous rentrons aussi dans une phase électorale et que la démocratie est très directement visée par les terroristes », a justifié le Premier ministre. « Tous les jours, toutes les semaines, des réseaux djihadistes sont démantelés, des personnes sont interpellées, des attentats sont régulièrement évités », a encore souligné Manuel Valls.

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Le Premier ministre, qui avait déjà dit à la BBC que l’état d’urgence serait « sans doute » prolongé « de quelques mois », n’a pas précisé la durée envisagée de cette prolongation. Mais les règles régissant l’état d’urgence prévoient de toute façon que « la loi portant prorogation de l’état d’urgence est caduque à l’issue d’un délai de quinze jours francs suivant la date de démission du gouvernement ou de dissolution de l’Assemblée nationale », ce qui arrivera de fait avec les échéances électorales.