VIDEO. Primaire à droite: Juppé, la «vendeuse de Prisunic» et l'«énorme connerie»

GAFFE Alain Juppé a cité dimanche une chaîne qui n'existe plus depuis près de quinze ans, avant de se rattraper ce lundi...

L.C.

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Alain Juppé, lors d'un débat télévisé de la primaire de la droite et du centre, le 3 novembre 2016.

Alain Juppé, lors d'un débat télévisé de la primaire de la droite et du centre, le 3 novembre 2016. — Eric Feferberg/AP/SIPA

Une référence plutôt rétro. Interrogé sur le revenu universel dans l’émission Dimanche Politique sur France 3, le candidat à la primaire de la droite et du centre Alain Juppé a cité une enseigne de supermarché plutôt désuète. « Est-ce vraiment un revenu universel ? Est-ce que tout le monde va le toucher, de Madame Bettencourt (…) à la vendeuse de Prisunic », a interpellé le maire de Bordeaux.

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Une enseigne rachetée par Monoprix il y a près de vingt ans

Problème : les magasins de cette chaîne, rachetée par Monoprix en 1997, ont ensuite peu à peu disparu, avant la dissolution de l’enseigne en 2002, soit il y a plus de quatorze ans.

Après les pains au chocolat « à 10 ou 15 centimes » d’euros selon Jean-François Copé, cette phrase d’Alain Juppé a été critiquée sur les réseaux sociaux comme le signe d’une déconnexion de la vie réelle, d’autant que le maire de Bordeaux n’en était pas à son coup d’essai. Le 10 octobre, il avait déjà évoqué « la caissière de Prisunic » dans une interview sur BFMTV.

« J’ai fait une énorme connerie»

Alain Juppé a réagi ce lundi au micro de RTL : « Je voudrais vous rassurer, je salue la vigilance de tous les observateurs, je fais mes courses moi-même à Bordeaux, hein. Je ne vais pas au Prisunic, je vais à Monoprix, Auchan et Simply Market ou Carrefour Market. Si vous voulez, on ira ensemble. Je vis dans le monde réel et je fais la queue à la caisse de ces magasins. »

Il juge sa phrase comme étant « anecdotique » : « Venez à Bordeaux, venez dans mon quartier, et demandez aux gens », insiste-t-il avant d’ajouter, ironique : « J’ai fait une énorme connerie, c’est épouvantable, ça disqualifie ma candidature pour l’élection présidentielle ». Et de conclure : « Arrêtons de caricaturer comme ça, les hommes politiques ne vivent pas dans une espèce de donjon. »

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