Christine Boutin condamnée en appel à 5.000 euros d'amende pour avoir qualifié l'homosexualité «d'abomination»

JUSTICE La fondatrice du Parti démocrate chrétien avait regretté avoir tenu ces propos…

20 Minutes avec AFP

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Christine Boutin le 11 juillet 2013 à Paris.

Christine Boutin le 11 juillet 2013 à Paris. — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Ses déclarations, en avril 2015, avaient suscité un véritable tollé. Christine Boutin a été condamnée en appel ce mercredi à 5.000 euros d’amende pour « incitation à la haine raciale ». La fondatrice du Parti démocrate chrétien avait notamment affirmé dans une interview au magazine Charles que l’homosexualité était « une abomination ».

L’ancienne ministre avait déjà été condamnée à cette peine le 18 décembre 2015 par le tribunal correctionnel de Paris pour « provocation publique à la haine ou à la violence ». Elle avait fait appel.

2.000 euros de dommages et intérêts à trois associations

La cour d’appel a également confirmé la condamnation de l’ancienne ministre à verser 2.000 euros de dommages et intérêts aux associations « Mousse » et « Le Refuge » qui s’étaient constituées parties civiles. Elle a accordé la même somme à l’association Inter-LGBT (Lesbienne, gay, bi et trans), en validant sa constitution de partie civile, jugée irrecevable en première instance.

« Ce que l’on entend dans vos propos, c’est que les homosexuels sont une abomination », avait résumé le procureur, indiquant que le parquet avait reçu 500 plaintes de particuliers outrés après sa déclaration. L’avocat de l’ex-ministre avait plaidé la relaxe, estimant que sa cliente était jugée pour « une opinion ». « Votre décision aura des conséquences énormes sur la liberté d’expression. Si vous suivez les réquisitions du procureur, alors il faut saisir la Bible ! », avait-il lancé.

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« Mon opinion s’inscrit dans la tradition chrétienne », avait justifié l’ancienne députée des Yvelines, tout en précisant qu’elle avait regretté ses propos par la suite. «  Mais je suis une femme directe, j’essaye d’être en accord avec mes convictions profondes mais cela ne veut pas dire que je condamne les personnes homosexuelles », avait-elle assuré.