POLITIQUE - Le Parti socialiste et ses alliés de l'ancienne gauche plurielle tentent de renouer…
Le Parti socialiste et ses alliés de l'ancienne gauche plurielle se réunissent mardi, à Paris, pour la première fois depuis la défaite des élections présidentielle et législatives. Objectif: renouer des liens dans un contexte de vives tensions sociales.
Une gauche sans MRC
Sont attendus le premier secrétaire du PS François Hollande, la numéro un communiste Marie-George Buffet, le président du PRG, Jean-Michel Baylet, et la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, ainsi que des représentants du MRC, a-t-on appris de ces organisations. Ni Jean-Pierre Chevènement ni George Sarre ne seront présents, en guise de protestation contre «l'hégémonie du PS» aux municipale, souligne-t-on au MRC.
Appelé «groupe de liaison de la gauche et des écologistes», le forum débutera à 11h dans le restaurant Alter Mundi, établissement bio et équitable situé au 4, rue Jean-Pierre Timbaud, dans le XIème arrondissement.
«Pas une simple manifestation de riposte»
Coïncidant avec d'importants mouvements sociaux, cette première réunion devrait porter sur quatre thèmes: situation sociale et économique, Grenelle de l'environnement, réforme des institutions et Traité européen, selon les Verts.
Pour le PS, il s'agit d'un «moment important, le premier depuis les dernières élections présidentielles et législatives», «pas simplement d'une manifestation de riposte» et «pas liée simplement à l'actualité, même si cette dernière la renforce».
Ce type de réunion devrait être mensuel, a indiqué le PS. Pour les Verts, «il s'agit de dépasser les points de crispation et de proposer des débats de fond», selon Cécile Duflot, pour qui «on ne pourra pas faire l'économie d'un bilan des dernières élections». La question épineuse des municipales ne devrait pas être abordée, malgré l'insistance du PCF.
Marie-George Buffet s'est dite lundi «à la fois préoccupée et déterminée». «Rien ne serait plus néfaste, le jour où Nicolas Sarkozy prend la parole sur l'Europe», à Strasbourg, «et où commence le mouvement des salariés contre la réforme de retraites, qu'on aboutisse à rien», prévient la numéro un communiste qui ne veut «pas d'une photo» mais «du contenu».
Sa. C. avec AFP