Alstom: «Le site de Belfort est sauvé», affirme Manuel Valls

INDUSTRIE L'Etat va commander 15 TGV et la SNCF 20 locomotives dépanneuses…

20 Minutes avec AFP

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Le logo du groupe Alstom

Le logo du groupe Alstom — Georges Gobet AFP

C’était l’opération de la dernière chance pour les salariés de l’usine Alstom de Belfort. L’Etat va commander 15 TGV pour les lignes Intercités Bordeaux-Marseille et Montpellier-Perpignan afin de remettre sur les rails l’usine, menacée de fermeture. Cette commande s’ajoute aux 6 TGV pour la liaison Paris-Turin-Milan déjà évoqués par le gouvernement. Par ailleurs, la commande de 30 trains Intercités, annoncée en février par le gouvernement, sera concrétisée d’ici à la fin du mois. De son côté, la SNCF commandera 20 locomotives diesel pour le remorquage de trains en panne.

«Grâce à la mobilisation de l'Etat et à l'engagement de tous, le site d'Alstom de Belfort est sauvé!», s'est enthousiasmé Manuel Valls sur son compte Twitter. Le message du Premier ministre est complété par le mot-dièse #Fiersdenotreindustrie.

Alstom va investir 40 millions d’euros

Alstom s’est pour sa part engagé à investir 40 millions d’euros en trois étapes d’ici à 2020. Les investissements d’Alstom seront principalement dédiés au développement et à la production d’un nouveau modèle de locomotive hybride ou diesel. Le groupe y consacrera 30 millions d’euros d’ici à 2018 et l’Etat étudiera un possible financement complémentaire.

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En outre, 5 millions d’euros seront dépensés d’ici à 2019 pour moderniser les ateliers de maintenance ferroviaire du site de Belfort, avec l’objectif de doubler les effectifs sur cette activité, soit 150 salariés à terme. Les collectivités locales accompagneront ce projet. Enfin, Alstom investira 5 millions d’euros supplémentaires d’ici à 2020 pour diversifier la production de l’usine de Belfort, berceau du TGV qui compte actuellement plus de 400 salariés, et l’orienter vers d’autres types de trains mais aussi de véhicules routiers, notamment le bus électrique.

Depuis l’annonce, le 7 septembre, du projet de la direction de transférer d’ici 2018 l’ingénierie et la production de son site de Belfort vers celui de Reichshoffen, 200 km plus au nord en Alsace, l’avenir de cette usine bâtie en 1879 est devenu une priorité pour l’exécutif. François Hollande lui-même a promis que « tout sera (it) fait » pour maintenir l’activité et les 400 emplois menacés.