Emmanuel Macron étrille Nicolas Sarkozy... et François Hollande

POLITIQUE L'ancien ministre de l'Economie critique le président...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron. — LOIC VENANCE / AFP

Il avait démissionné en partie pour ça : pouvoir reprendre sa liberté de parole. Et bien, Emmanuel Macron ne s’en est pas privé, ce dimanche lors d’un entretien au Journal du Dimanche. L’ancien ministre égratigne d’abord Nicolas Sarkozy, estimant qu’il porte une vision de « rabougrissement de la France » et représente « la brutalité sociale » et « le cynisme ».

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L’ex-ministre de l’Economie juge que « si l’on regarde la frontière entre progressistes et conservateurs, il est clairement l’un des hérauts du conservatisme ». « Sa vision de l’identité française est une forme de rabougrissement de la France, il exprime la brutalité sociale, le cynisme, l’irresponsabilité dans sa politique européenne. Il dit défendre la laïcité au nom de l’unité du pays mais ce qu’il propose fracture au contraire le pays et nourrit les communautarismes : c’est incohérent », assène celui qui a quitté mardi le gouvernement pour se consacrer à plein-temps à son mouvement politique,En marche !

Hollande fait « les choses à moitié »

Emmanuel Macron n’est pas tendre non plus sur le bilan de François Hollande. « Je ne construis pas ma démarche dans le rejet de ces années durant lesquelles j’ai conseillé et exécuté des réformes au sein du gouvernement. Mais si l’on veut réussir, on ne peut pas faire les choses à moitié et, malheureusement, on a fait beaucoup de choses à moitié », déplore-t-il.

L’ancien ministre critique aussi le « slogan » de François Hollande « ça va mieux » : « Retrouver collectivement le goût de l’avenir, ce n’est pas dire aux Français qu’ils ont une perception fausse de leur présent », assène-t-il.

Il salue en revanche le « courage » de l’UDI

L’ancien locataire de Bercy reste flou sur ses intentions quant à 2017, assurant que son « objectif » est uniquement « que les idées progressistes soient présentes au second tour de l’élection présidentielle et gagnent pour pouvoir transformer notre pays ».

Il salue le « courage » d’élus UDI, dont le président du parti centriste Jean-Christophe Lagarde, qui lui ont tendu la main, mais ne va pas plus loin. Questionné sur un éventuel départ de la fonction publique, l’inspecteur des Finances affirme qu’il sera « cohérent et sensible à la nécessité d’exemplarité » mais sans plus de précisions.