POLITIQUE - En passe de devenir secrétaire d'Etat aux sports, Bernard Laporte réagit aux accusations fiscales dont il fait l'objet...
«J'ai la conscience tranquille», assure Bernard Laporte au
Journal du Dimanche.
Le
sélectionneur du XV de France prend lundi matin ses fonctions de secrétaire d'Etat aux Sports alors qu'il est
soupçonné d'irrégularités fiscales. Ayant multiplié les investissements dans des domaines très variés (casino, restauration, campings, salles de sport), il pourrait être rattrapé par plusieurs dossiers embarrassants, comme le racontait «L’Equipe Magazine» samedi. Malversations financières multiples, soupçons de favoritisme ou délit au code électoral… Au terme d’un an d’enquête et d’une quinzaine de perquisitions, la Direction nationale d'enquêtes fiscales (DNEF) a mis au jour une série d'irrégularités dont les plus graves pourraient être transmises à la justice
«Il n'y a pas d'enquête, justifie Bernard Laporte. Il y a juste une société qui est contrôlée comme cela arrive tout le temps. Croyez-vous que j'aurais accepté ce poste si j'avais eu le moindre doute?». Et il surrenchérit: «de toute façon, j'écarte tout risque de poursuites judiciaires. Je ne me fais aucun souci. Il y a sûrement des gens qui sont contre ma venue au gouvernement mais je leur promets que je serai totalement dévoué.»
Réactions
Les hommes politiques
ne se bousculent pas pour réagir à cette affaire. Quant à Nicolas Sarkozy, interrogé samedi soir après la finale de la Coupe du monde de rugby, il s'est refusé à commenter ces accusations: «Je ne juge pas un homme sur un match gagné ou un match perdu», a seulement répondu le chef de l'Etat, alors qu'on lui posait une question sur les déboires de son secrétaire d'Etat avec le fisc. «La vie est faite de victoires, elle est faite d'échecs aussi. Il faut savoir porter un jugement sur les hommes avec un peu de recul», a-t-il ajouté.
AA avec AFP