Mort de Michel Rocard: Un «symbole de la gauche innovante» salué par la classe politique

POLITIQUE Elus de gauche et de droite ont rendu hommage à l’ancien Premier ministre de François Mitterrand, décédé ce samedi 2 juillet à l’âge de 85 ans…

H.S.

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Michel Rocard, le 27 août 2012.

Michel Rocard, le 27 août 2012. — BALTEL/SIPA

« Un homme d’Etat et de réformes », « droit et sincère », « constant, ouvert et libre », « symbole de la gauche moderne et innovante ». Depuis l’annonce, ce samedi, du décès de Michel Rocard, ancien Premier ministre de François Mitterrand, l’ensemble de la classe politique rend hommage à ce socialiste profondément europhile. François Hollande a salué un homme qui incarnait « un socialisme conciliant utopie et modernité ».

De son côté, le Premier ministre Manuel Valls a souligné son « exigence de dire la vérité ». De même, pour Jean-Christophe Cambadélis, « C’est une partie de nous-même qui s’en va ». Et ils sont nombreux, de gauche comme de droite, à réagir dans la soirée. 

Le social-démocrate et ancien souffre-douleur de l’ancien président François Mitterrand, ont il a été le Premier ministre de juin 1988 à mai 1991, est mort à l’âge de 85 ans à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, indiquait le JDD.

Né à Courbevoie (Hauts-de-Seine) le 23 août 1930, Michel Rocard est nommé inspecteur des finances à sa sortie de l’ENA. Militant de la décolonisation en pleine guerre d’Algérie, il rompt avec la SFIO pour fonder le Parti socialiste unifié (PSU) en 1960, dont il est secrétaire national de 1967 à 1973. Victime d’un accident vasculaire cérébral en Inde en 2007, il démissionne du Parlement européen en 2009, mettant fin à quarante ans de carrière d’élu.