Nicolas Sarkozy a rendu visite à 1.000 Français installés à Londres
Nicolas Sarkozy a rendu visite à 1.000 Français installés à Londres - FRANCOIS GUILLOT / AFP

L’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy s’est rendu à Londres pour rencontrer près de 1.000 Français, sur les 300.000 vivant sur place.

Le chef des Républicains y a « trouvé une grande inquiétude, des gens très troublés qui se demandaient ce qu’il fallait faire, ce qu’ils devaient faire, ce qui allait se passer », rapporte RTL.

Changer les règles

Toutefois, Nicolas Sarkozy s’est voulu optimiste. Il propose de « faire de cette crise une opportunité pour changer l’Europe ». Et la solution est simple pour l’ancien président.

« On ne peut pas répondre à la crise historique par des petites mesures […]. Il faut changer les règles. Pour changer les règles il faut un traité », a-t-il dit lors d’une interview accordée à la radio depuis Londres.

« Un nouveau Schengen »

Ce nouveau traité répondrait ainsi à plusieurs problèmes identifiés par l’ancien chef de l’Etat.

En premier lieu, ce traité permettrait de mieux contrôler les frontières. « Il faut un nouveau Schengen » pour contrôler les frontières. Les pays membres doivent avoir une politique d’immigration commune, avec des mesures sociales communes pour les étrangers. « Il faut qu’on ait le courage de dire qu’avant cinq ans d’installation dans un pays, un étranger ne pourrait pas bénéficier de prestations non contributives », conclut-il.

Quant au problème des compétences, Nicolas Sarkozy « propose qu’on réduise les compétences de l’Europe à une toute petite dizaine de priorités absolument stratégiques et qu’on rende tout le reste aux États membres ».

« Arrêter l’hypocrisie sur la Turquie »

Viennent ensuite les pouvoirs de la Commission, troisième problème identifié par le chef des Républicains. « La commission ne peut pas continuer à être un exécutif, un législatif et une autorité judiciaire. Elle ne doit plus continuer à légiférer comme elle le fait aujourd’hui », estime-t-il.

Enfin, le dernier point de son traité concerne l’élargissement de l’Union. « Tant qu’on n’aura pas refondé cette Europe, il n’y a aura plus d’élargissement […] la Turquie n’a pas vocation ni aujourd’hui, ni demain à rentrer en Europe », conclut-il.

Et Nicolas Sarkozy de marteler qu’il faut « arrêter l’hypocrisie ridicule sur la Turquie », car « elle n’a pas sa place en Europe », a-t-il conclut.

Mots-clés :