Rentrée sans surprise, et sans éclat pour Fillon

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Publié le 2 octobre 2007.

ASSEMBLEE - Premières questions au nouveau gouvernement…

A chaque rentrée son lot de bonnes résolutions. Pour la première séance de questions au gouvernement Fillon, autant le Premier ministre que le nouveau président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer ont rappelé les députés à la modération et à la bonne conduite. Un vœux sans doute pieux: «Jean-Louis Debré (l’ancien président de l’Assemblée nationale) nous avait dit que l’audimat montait quand il y avait un grand chahut dans l’hémicycle», rappelait la députée UMP Nadine Morano.

«C’est la voix de son maître»

L’audimat n’a sans doute pas atteint des sommets, tant les premiers pas de François Fillon ont été relativement tranquilles. «Le Premier ministre a été parlementaire, il connaît l’hémicycle et ses dossiers», a expliqué Yves Jégo, porte-parole du groupe UMP à l’Assemblée. François Fillon a profité des premières questions posées par les présidents de groupe pour réaffirmer les principales réformes déjà lancés. «On n’a rien appris, a critiqué le socialiste Claude Bartolone. C’est la continuation d’une politique injuste qui en en train d’échouer. On voit bien que pour l’instant, c’est cap sur les municipales.»

Fidèle à sa posture depuis son arrivée à Matignon, à aucun moment, François Fillon ne s’est écarté de la ligne tracée par Nicolas Sarkozy. «Il répète les consignes qui lui sont données par le grand chef de la France, attaque Alain Bocquet, président du groupe communiste. Il le fait avec courtoisie et intelligence, mais c’est la voix de son maître.»

«Total, Total!»

Pas de quoi déclencher l’ire des socialistes qui ont pourtant lancé un vibrant « La Faillite, nous voilà », en référence à la réflexion du Premier ministre sur l’état des finances publiques la semaine précédente. Les plus chahutés ont sans doute été les membres de gauche du gouvernement, dont Bernard Kouchner, interrogé sur la situation en Birmanie. L’opposition n’a pas manqué l’occasion de lui rappeler son rapport controversé, en 2003, favorable à la présence du groupe Total au Myanmar d’un bruyant «Total, Total!»

Mais s’il a déçu à gauche, Bernard Kouchner a plutôt ravi ses nouveaux amis de l’UMP, dont le député Jérôme Chartier, qui a jugé sa prestation «excellente».
P. K.
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