VIDEO. Affaire Baupin: «On savait que c'était un goujat important», lance Duflot

POLEMIQUE « Ce qu’on savait surtout, c’est que c’était un goujat, voire un goujat important »...

20 Minutes avec AFP

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Cécile Duflot, ancienne ministre du logement et députée de Paris Europe Ecologie - Les Verts, le 19 décembre 2015.

Cécile Duflot, ancienne ministre du logement et députée de Paris Europe Ecologie - Les Verts, le 19 décembre 2015. — Revelli-Beaumont/SIPA

Duflot réagit à son tour surl’affaire Baupin. La députée de Paris et ancienne ministre écologiste Cécile Duflot a confié mardi soir sur C à vous (France 5) que Denis Baupin, le député écologiste accusé de harcèlement et d’agressions sexuelles, avait une réputation de « goujat, voire de goujat important ».

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« Ce qu’on savait surtout, c’est que c’était un goujat, voire un goujat important », a affirmé la parlementaire, interrogée sur Denis Baupin, qui a démissionné lundi de la vice-présidence de l’Assemblée nationale.

« Je savais ce qui se disait par certains »

« Que c’était un goujat, oui, que c’était un harceleur dans ces proportions-là (…), non. Il faut dire la vérité », a-t-elle ajouté.

« Je savais ce qui se disait par certains, indirectement. Je savais ce que m’avaient rapporté quelques personnes mais je ne savais pas ce qui est sorti dans la presse hier », a-t-elle poursuivi.

A ce propos, Cécile Duflot a indiqué qu’elle connaissait « une histoire, qui est celle de Sandrine Rousseau (porte-parole d’EELV), qui m’a raconté il n’y a pas si longtemps ».

Une enquête préliminaire ouverte

« Parler à une femme qui est en responsabilité (Emmanuelle Cosse, l’ancienne numéro un d’Europe Ecologie Les Verts et épouse de Denis Baupin) mais qui est aussi la femme de l’homme en question, même en tant que femme, c’est très compliqué », a développé la députée de Paris, en tentant d’analyser les raisons pour lesquelles les victimes présumées avaient gardé le silence.

Le parquet de Paris a ouvert mardi une enquête préliminaire sur les accusations d’agressions sexuelles visant l’élu écologiste, qui a a fait savoir mardi qu’il déposait une plainte pour diffamation contre Mediapart et France Inter, au lendemain de leurs révélations basées sur des témoignages de victimes présumées.