Henry de Lesquen, ex-conseiller municipal de Versailles (Yvelines) d’extrême droite et patron de la radio Courtoisie, est candidat à la présidentielle 2017. S’il est inconnu du grand public, cet ancien élève de l’ENA a réussi à obtenir ce mardi matin 60.000 signatures contre sa candidature sur le site de pétitions change.org. Cette pétition, lancée il y a trois semaines, s’élève contre cette candidature « raciste et esclavagiste ».

Car si dans son programme présidentiel d’inspiration « nationale-libérale », figurent la « suppression du Smic », la fin du Code du travail (qu’il faudrait « brûler ») ou « la large utilisation de la peine de mort », c’est l’esclavage et la traite des Noirs qui obnubilent cet homme.

Hyperactif sur les réseaux sociaux

Partisan d’un « racisme républicain », ce candidat propose l’abrogation du « dispositif criminel et arbitraire que représente la législation antiraciste » ou encore le « bannissement de la musique nègre des médias publics ». La traite des Noirs est qualifiée de « mythe du crime contre l’humanité », quand l’esclavage et la colonisation sont loués, car grâce à eux, « la population congoïde mondiale serait dix fois inférieure à ce qu’elle est », affirme Henry de Lesquen.

Ecrivant plus vite que son ombre sur les réseaux sociaux, Henry de Lesquen déverse quotidiennement ses saillies diverses et variées, notamment à propos de l’esclavage. Mais il ne semble cependant pas sûr du succès de sa candidature à la présidentielle, souhaitant notamment un « rassemblement de la droite autour du Front national » pour 2017.

Selon les articles 23 et 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, la provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence nationale, raciale ou religieuse est punie.